Baptisé Fourmiparc, ce vaste espace multisport de 6’000 mètres carrés vient compléter l’offre déjà existante autour de la piscine et du terrain de football.
Pensé pour tous les âges et tous les niveaux, le site rassemble une impressionnante diversité d’activités accessibles gratuitement : padel, beach-volley, basketball, football, badminton, pétanque, ping-pong, street workout ou encore Speedball, une discipline encore peu connue dans la région.
Le pari de la Commune était clair : créer un lieu ouvert à tous, où le sport devient aussi un prétexte pour se retrouver. Et au vu de l’affluence lors de l’inauguration, l’objectif semble déjà atteint.
Après la traditionnelle coupe du ruban, les habitants ont pu tester les installations dans une ambiance festive et familiale. Certains se sont essayés au padel, d’autres ont découvert les casiers connectés BoxUp, qui mettent gratuitement le matériel sportif à disposition. Une innovation pratique qui permet de venir les mains presque vides, simplement équipé d’une tenue adaptée.
« Ce projet a été pensé pour la population locale », a rappelé la présidente de commune Josiane Chiffelle. Plus qu’un équipement sportif, Fourmiparc se veut une véritable plus-value pour le village, un espace où l’on vient autant pour bouger que pour partager un moment ensemble.
Tout a été conçu dans cet esprit. Une piste de course de 110 mètres côtoie un bac de saut en longueur, tandis que les plus jeunes profitent d’une place de jeux et d’installations aquatiques. Des grills, des sanitaires avec douches et des zones de détente complètent l’ensemble.
Le site est également accessible aux personnes à mobilité réduite, avec notamment une balançoire spécialement adaptée.
Le terrain de beach-volley, longtemps souhaité par le club local, illustre aussi la collaboration étroite entre les autorités communales et les sociétés du village.
Mais derrière Fourmiparc se cache aussi une histoire profondément humaine.
Le projet, d’un montant de trois millions de francs, a été entièrement financé par la mécène Roxie Walker. Avec son mari John Walker, pionnier américain de l’informatique et cofondateur du logiciel AutoCAD, elle s’était installée à Lignières dans les années 1990. Très attaché au village et à ses habitants, le couple avait développé un lien fort avec la région.
Après le décès de son mari, Roxie Walker a souhaité offrir quelque chose de durable à la commune. Fourmiparc est né de cette volonté. Son nom fait référence à Fourmilab, le site internet créé par John Walker, tandis qu’une sculpture géante de fourmi et un mémorial rendent hommage à cette figure discrète mais marquante.
Et c’est peut-être cela, finalement, qui définit le mieux Fourmiparc : un lieu construit pour le mouvement, mais surtout porté par l’élan collectif d’un village.
Rédigé par Christelle C. – Photo de Josianne Chiffelle
