L’été s’installe sur le Plateau et cette nouvelle Gazette vous invite à profiter pleinement de notre magnifique région.
Découvrez le village de vacances de Prêles et le restaurant la Côte Dorée.
Notre millepertuis – plante de la pleine lumière.
Enfin, cette édition marque une étape de transition importante pour l’association Plateau Vivant, qui poursuit sa mission avec enthousiasme et confiance.
Savourez pleinement l’été ici ou là où vous êtes.
La prochaine édition révélera quelques idées d’activités estivales du plateau.
Depuis bientôt dix ans, le Camping de Prêles et le restaurant La Côte Dorée vivent au rythme de Roland Matti et Milly Imer et toutes leurs fidèles équipes. Plus qu’un simple camping, ce lieu est devenu au fil des années un véritable petit village au cœur du Plateau de Diesse, où se mêlent nature, rencontres et esprit familial.
Une aventure née de la confiance
Roland Matti reprend la gérance, officiellement, du camping le 1er avril 2016. Un an plus tard, le 1er juin 2017, lui et son épouse Milly Imer reprennent également le restaurant La Côte Dorée.
Pourtant, l’idée mûrissait depuis longtemps.
« Nous avons voulu reprendre le camping cinq ou six ans avant », raconte Roland Matti.
À l’époque, il était question de séparer le camping et le restaurant. Puis les responsables reviennent vers le couple avec une nouvelle proposition : reprendre aussi la restauration.
Milly hésite. Le restaurant représente une énorme responsabilité. Mais grâce au soutien financier de la bourgeoisie et à une confiance réciproque, le projet finit par voir le jour.
« Ils nous ont fait confiance », résume Roland Matti avec simplicité.
Une confiance qui dure encore aujourd’hui.
Le maire… de deux communes
Roland Matti aime raconter cette anecdote avec un sourire :
« J’étais maire de La Neuveville jusqu’en 2020… et probablement le seul maire d’Europe centrale à avoir deux communes : La Neuveville et le camping ! »
Et il n’exagère presque pas.
Au camping, Roland est partout : à l’accueil, dans les discussions avec les campeurs, au téléphone, dans les relations avec la bourgeoisie ou avec la commune. Ici, tout le monde le connaît, et lui connaît presque tout le monde.

Le Camping de Prêles compte aujourd’hui environ 180 places à l’année, toutes occupées.
Près de 120 personnes y vivent toute l’année, tandis que d’autres viennent profiter de leur résidence secondaire le temps d’un week-end ou de quelques vacances.
À cela s’ajoutent une trentaine de places de passage pour les tentes, caravanes et camping-cars.
La clientèle est variée : retraités, familles, jeunes actifs, voyageurs de passage… Tous viennent chercher ici quelque chose devenu rare : le calme, la nature et une ambiance chaleureuse.
Lors des week-ends prolongés de l’Ascension, de Pentecôte ou des jours fériés, le camping se remplit rapidement. Les visiteurs arrivent de toute la Suisse romande et alémanique, mais aussi parfois d’Allemagne, du Danemark ou des Pays-Bas, sur la route de l’Italie ou du sud de la France.
Les cyclistes et les randonneurs apprécient eux aussi particulièrement la région. Roland Matti se souvient notamment de marcheurs venus de Courtételle : ils avaient laissé leurs voitures à Diesse avant de traverser le Plateau à pied pour venir manger à La Côte Dorée… puis de repartir à pied, le ventre heureux et les jambes un peu plus lourdes.

Le Camping de Prêles possède une identité bien à lui.
« Ici, ce n’est pas un camping cadré au centimètre », lance Roland Matti avec humour.
Et c’est justement ce qui plaît.
Les parcelles serpentent entre petites collines, arbres et espaces naturels. Chaque coin possède son caractère, loin des alignements impersonnels.
Même si le lac attire naturellement les visiteurs, beaucoup découvrent ici une autre richesse du Plateau de Diesse : le silence, la verdure, l’air pur et la proximité avec le Chasseral.

Du côté du restaurant La Côte Dorée, l’histoire est tout aussi personnelle.
Roland Matti est boucher de formation. Ancien propriétaire de la boucherie Junod à La Neuveville, il a consacré sa vie à la viande, aux produits de qualité et à la gastronomie locale.
« La viande, c’est ma spécialité », dit-il avec passion.
Milly Imer, elle, a toujours travaillé dans la restauration. Aujourd’hui encore, malgré les années bien remplies, le couple continue de s’investir quotidiennement dans le camping et le restaurant.
Mais leur emploi du temps ne s’arrête pas là.
S’ils travaillent encore autant aujourd’hui, c’est aussi parce qu’ils consacrent énormément de temps à leurs petits-enfants, qui occupent une place essentielle dans leur vie… et qui savent très bien remplir les journées de leurs grands-parents.
Le restaurant fonctionne grâce à une équipe familiale et soudée : leur fils, leur belle-fille, deux cuisiniers et une sommelière participent à la vie quotidienne de l’établissement.
Une relève qui se prépare
Depuis quelques mois, leur fils Cédric et leur belle-fille Vivianne Imer vivent également sur place.
Une manière naturelle de préparer progressivement l’avenir et la transmission de cette belle aventure familiale.
Entre le camping, le restaurant, la gestion quotidienne, les rencontres et la famille, Roland Matti continue de mener un rythme impressionnant avec enthousiasme.
« J’aime ce que je fais », affirme-t-il simplement.
Et cela se ressent immédiatement lorsqu’on arrive au Camping de Prêles.

Le Camping de Prêles et le restaurant La Côte Dorée entretiennent aujourd’hui d’excellentes relations avec la Bourgeoisie ainsi qu’avec la commune du Plateau de Diesse.
Au fil des années, le camping est devenu bien plus qu’un lieu de vacances.
C’est un petit village vivant, chaleureux, rempli d’histoires, de souvenirs, de repas partagés et de rencontres humaines.
Un endroit où l’on vient parfois pour un week-end… et où l’on finit souvent par revenir.
Rédigé par Christelle Chopard
Le 15 juillet marque une étape importante dans l’histoire de Plateau Vivant : l’association quittera définitivement les locaux de la Maison du Plateau, situés au 7 Charmilles à Lamboing.
Après deux années riches en activités, rencontres, projets, cours, brunchs, expositions et d’innombrables heures de bénévolat, un nouveau chapitre s’ouvre.
Cet adieu est bien sûr chargé d’émotions.
La « Maison du Plateau » était bien plus qu’un simple lieu. C’était un espace d’essais, d’accueil et d’expérimentation. C’est là que se sont tissés des liens entre habitant·e·s, associations, entrepreneur·e·s, communes, artiste·s, formateur·rice·s et porteur·euse·s de projets. Des personnes s’y sont retrouvées, ont échangé, développé des idées et commencé de collaborer sur des vision communes.
Nous souhaitions réduire la surface louée, car il s’est avéré que nous ne parvenions pas à exploiter pleinement cette capacité. Malheureusement, nous n’avons pas pu trouver d’accord avec la fondation propriétaire de la maison : Servir La Vie.
« Nous quittons un lieu, mais nous n’abandonnons pas notre mission », souligne Valentin Wepfer, président de Plateau Vivant. « La Maison du Plateau a permis de mettre en lumière une idée importante : les nouveaux réseaux, les liens, les rencontres et les projets communs apportent une valeur ajoutée. Cette idée reste pleinement d’actualité. »
La décision de quitter les locaux ne signifie pas la fin de l’Association Plateau Vivant. Bien au contraire. Elle marque une réorientation. L’association entre dans une phase plus légère, plus mobile et plus ouverte à des coopérations variées. Sans locaux propres, Plateau Vivant peut se concentrer encore davantage sur son rôle de plateforme régionale, de relais d’information, de créateur de réseaux et de soutien aux initiatives locales.
Le site web, l’« Agenda du Plateau », l’« Annuaire » des entreprises et des acteurs locaux, ainsi que « La Gazette », Co’Lab, l’organisation de cours pour les PME, des rencontres pour le partage de savoir-faire du plateau, et les nombreuses coopérations seront maintenus. Ces outils constituent aujourd’hui le cœur de l’association. Ils permettent de donner de la visibilité aux événements, aux associations locales, aux PME, aux projets citoyens ainsi qu’aux offres culturelles, sociales, économiques et écologiques de la région.
« Ce qui compte, ce ne sont pas seulement les murs, mais ce que nous construisons entre les gens », souligne Philippe Dubois, membre du conseil d’administration. « Plateau Vivant conserve cette force : mettre les gens en contact les uns avec les autres, mettre en valeur les compétences locales et soutenir ce qui existe déjà sur le Plateau. »
La « Gazette » continuera ainsi à rendre compte de la vie locale, à mettre en avant les initiatives, à diffuser des idées et à renforcer le sentiment d’appartenance à notre région dynamique. L’agenda des événements du Plateau reste un outil central pour répertorier les manifestations, cours, rencontres, marchés, fêtes, réunions, activités associatives et offres culturelles. L’annuaire professionnel continuera de mettre en avant les entreprises, les indépendants, les artisans, les prestataires de services, les associations et les lieux qui font battre le cœur du Plateau.
« Nous recevons des retours très positifs sur La Gazette et notre agenda des événements. Co’Lab et les cours pour les PME démarrent avec un fort intérêt. Nous constatons une réelle envie de collaborer et recevons de nombreuses demandes pour créer des liens entre les acteurs locaux », explique Christelle Chopard, coordinatrice de l’Association Plateau Vivant. « Notre rôle est d’être à l’écoute des besoins, de favoriser les rencontres et de soutenir les initiatives qui renforcent la dynamique de notre région. »
Les activités organisées jusqu’à présent à la maison du plateau ne disparaissent pas. Elles vont simplement changer de forme et de lieux. Les formations destinées aux PME, les rencontres thématiques, les projets de co-création, le Co’Lab ainsi que les échanges autour de l’économie locale, du tourisme, de l’alimentation, de la transition, de la vie associative et du développement régional peuvent désormais se dérouler dans différents lieux partenaires. Restaurants, hôtels, salles communales, locaux associatifs, institutions régionales ou espaces privés peuvent ponctuellement devenir des lieux de rencontre d’organisation d’événements de Plateau Vivant.
Les premières initiatives ont déjà vu le jour. Les échanges avec les acteurs locaux et régionaux sont déjà en cours, notamment en ce qui concerne l’accompagnement des PME, les coopérations avec les lieux d’accueil, les partenaires touristiques, le Grand Chasseral, le Parc Chasseral, les communes et d’autres institutions actives dans la région. Cette nouvelle étape permettra de mieux répartir les forces, de s’appuyer sur les atouts existants et de développer des formats qui répondent aux besoins réels.
« Cette période a été intense, parfois difficile, mais elle nous a aussi montré tout ce qui est possible lorsque des personnes s’engagent de tout leur cœur », déclare Elisa Shirley, membre du comité directeur. « Aujourd’hui, il s’agit d’alléger la structure, de ménager nos forces et de poursuivre là où Plateau Vivant apporte la plus grande valeur ajoutée : dans la mise en réseau, la visibilité, la collaboration et l’élan commun. »
Le comité directeur tient à remercier très chaleureusement toutes les personnes qui ont rendu possible cette aventure à la Maison du Plateau : tous ceux qui ont rénové, aménagé, décoré, nettoyé, animé des événements, organisé, cuisiné, accueilli des invités, transmis leur savoir, participé ou soutenu le projet financièrement et moralement. Chaque contribution a compté. Chaque geste a contribué à insuffler la vie à ce lieu.
La section du site web consacrée à la « Maison du Plateau » sera progressivement supprimée, mais les autres rubriques continueront d’être développées. « Plateau Vivant » reste une association active au service des habitant·e·s, des associations, des entreprises et des initiatives de la région. Sa mission reste la même : créer des liens entre les acteur·rice·s du Plateau, soutenir l’engagement local et contribuer à une région vivante, sociale, économique et écologique.
Un chapitre se termine donc – avec gratitude et un peu de nostalgie. Mais l’histoire prend une nouvelle forme. Elle devient plus nomade, plus collaborative, peut-être aussi encore plus proche des lieux et des personnes qui animent le Plateau au quotidien.
Comme le résume Valentin Wepfer : « Quand une porte se ferme, une autre peut s’ouvrir. À nous maintenant de l’ouvrir ensemble. »
Chaque été, aux alentours du solstice, le millepertuis (Hypericum perforatum) illumine les talus, les prairies sèches et les bords de chemins du Plateau de ses fleurs d’un jaune éclatant. Cette plante sauvage, discrète le reste de l’année, semble attendre les journées les plus longues pour révéler toute sa beauté.
En observant de près ses feuilles, on découvre de minuscules glandes translucides qui donnent l’impression qu’elles sont perforées, un détail qui lui a valu son nom scientifique. Fidèle à ses stations ensoleillées, le millepertuis réapparaît chaque année sur les mêmes terrains, offrant un repère familier aux promeneurs.
Depuis des siècles, cette plante est étroitement liée aux traditions populaires. Cueilli autour de la Saint-Jean, le millepertuis symbolisait la lumière et la protection. Dans certaines fermes jurassiennes, on suspendait des bouquets séchés dans les maisons ou les étables, dans l’espoir de préserver les habitants et le bétail des mauvaises influences. Cette réputation de « plante solaire » accompagne encore aujourd’hui son image.

Quelques précautions restent toutefois indispensables. L’huile de millepertuis ne doit pas être appliquée avant une exposition au soleil, car elle peut provoquer une photosensibilisation de la peau. Quant à son utilisation par voie interne, elle demande une vigilance particulière en raison des nombreuses interactions possibles avec certains médicaments. Un avis médical ou pharmaceutique est recommandé avant toute utilisation.
Symbole des beaux jours, le millepertuis rappelle que les trésors de la nature poussent souvent tout près de chez nous. Une plante aussi lumineuse par sa floraison que par les traditions qu’elle continue de faire vivre.
Dans cette édition de La Gazette 017, plongez dans l’univers du football sous toutes ses formes : passion, pratique, initiatives locales et moments de partage autour du ballon rond. Découvrez également un aperçu des nombreuses activités estivales proposées sur le Plateau, entre sport, loisirs, détente et rencontres conviviales pour tous les âges. Une invitation à profiter pleinement de l’été tout en célébrant la vitalité de notre région.
Le samedi 27 juin 2026, le Centre sportif et le Fourmi Parc de Lignières accueilleront la Journée du Club du FC Lignières. Une journée festive placée sous le thème « Foot pour tous », avec tournois, street foot, foot tennis, beach soccer, animations, restauration et grillades. Mais au-delà des festivités, cette manifestation sera surtout l’occasion de célébrer une aventure humaine exceptionnelle qui dure depuis maintenant 60 ans.
Une histoire faite de souvenirs et de passion
Pour beaucoup de membres du club, l’histoire du FC Lignières est intimement liée à leurs souvenirs d’enfance.
Le président Flavien Stoppa se souvient encore parfaitement de ses débuts :
« C’était en 1999, à la récréation dans la cour d’école de Lignières. Après quelques belles parades lors de parties de football souvent prolongées au-delà de la sonnerie, mes camarades m’encouragèrent à rejoindre leur équipe de juniors E qui n’avait pas de gardien de but. C’est ainsi que débuta mon aventure au sein du FC Lignières. »
Comme lui, plusieurs générations de joueurs, entraîneurs, arbitres, bénévoles et supporters ont construit l’histoire du club. À l’occasion de ce jubilé, un livre d’or permettra à chacun de laisser un témoignage, un souvenir ou une anecdote afin de préserver cette mémoire collective qui fait la richesse du FC Lignières.
Un acteur essentiel de la vie locale
Dans son message adressé au club, la présidente de la Commune de Lignières, Josiane Chiffelle, rappelle combien le football dépasse le simple cadre sportif.
« Le football, c’est avant tout une aventure humaine », souligne-t-elle. Véritable école de vie, il transmet des valeurs essentielles telles que le travail, le respect, la persévérance, la camaraderie et l’esprit d’équipe.
Depuis six décennies, le FC Lignières est devenu un acteur incontournable du tissu associatif régional. Des premiers matchs disputés sur un terrain rudimentaire situé à deux kilomètres des vestiaires jusqu’aux infrastructures modernes du Centre sportif inauguré dans les années 1990, le club a connu une évolution remarquable.
Aujourd’hui, grâce à ses équipes d’actifs et à son important mouvement junior, il joue un rôle central dans la vie sportive et sociale de la région.

Derrière chaque succès sportif se cachent des femmes et des hommes qui travaillent souvent dans l’ombre.
Parmi eux figure André Moret, affectueusement surnommé « Dédé », président emblématique durant deux décennies. Disparu en 2020, il a marqué plusieurs générations de juniors et fut l’un des grands artisans du projet de construction du Centre sportif. Son engagement demeure un exemple pour tous ceux qui œuvrent aujourd’hui au sein du club.
Le FC Lignières rend également hommage aux nombreuses familles qui ont consacré leur temps au football local. La famille Jaccottet en est une parfaite illustration : Raymond entraînait la première équipe dans les années 1990, son fils Olivier lui a succédé avant de devenir entraîneur des gardiens, tandis que Ludovic poursuit aujourd’hui cette tradition familiale.
Cette transmission entre générations constitue l’une des plus grandes forces du club.
Une aventure née en 1966
Pour comprendre l’attachement des habitants au FC Lignières, il faut remonter au 2 janvier 1966.
Ce jour-là, à l’Hôtel de la Poste, quelques passionnés décident de lancer un club de football dans le village. Parmi eux, Bruno Stoppa, membre fondateur, se souvient :
« Nous avons envoyé un tout-ménage aux habitants et reçu onze réponses positives. Il a ensuite fallu rédiger des statuts, trouver un terrain, construire des buts et acheter les premiers équipements. »
Les débuts sont modestes. Les vestiaires sont aménagés sous un bâtiment communal, sans douches. Après les entraînements, les joueurs se rincent à la fontaine du village.
Grâce à la motivation des bénévoles et au soutien de la population, le club se développe rapidement. Dès 1969, une première équipe de juniors voit le jour, marquant le début d’une tradition formatrice qui perdure encore aujourd’hui.
Le Centre sportif, un projet visionnaire
Au milieu des années 1980, le terrain historique montre ses limites. Le projet d’un Centre sportif refait alors surface.
Après plusieurs années d’efforts et de persévérance, les nouvelles infrastructures sont inaugurées en 1994 lors d’un match de gala opposant Neuchâtel Xamax à Everton, club de Premier League anglaise.
Ce complexe sportif est devenu un élément central de la vie du village. Il accueille régulièrement des manifestations importantes et a même servi de cadre à des rencontres internationales de jeunes, notamment entre les équipes M16 de la Suisse et de Chypre.

Si le FC Lignières célèbre son passé, il regarde également résolument vers l’avenir.
L’année 2025 a marqué une étape importante avec la création du groupement TE2L – Team Entre 2 Lacs, réunissant le FC Lignières, le FC Le Landeron, le FC Cornaux et Cressier Sport 2019.
Cette collaboration permet aujourd’hui d’offrir un cadre de formation solide à plus de 300 juniors répartis dans 25 équipes, des catégories G jusqu’aux juniors A, sans oublier le football féminin.
Pour Steeve Scherz, responsable juniors du FC Lignières, l’objectif dépasse largement le développement sportif :
« Il s’agit avant tout de transmettre le plaisir de jouer ensemble, le respect du maillot et l’importance du collectif. »
Les rires à l’entraînement, les progrès des enfants et l’engagement des éducateurs constituent la meilleure garantie de pérennité pour le club.

L’histoire du FC Lignières ne pourrait s’écrire sans ses fidèles soutiens.
Créé en 1989 à l’initiative d’André Moret, le Club des 100 continue aujourd’hui de jouer un rôle essentiel dans la vie du club. Présidé depuis 2019 par Laurent Bonjour, il compte actuellement 74 membres et contribue au financement des infrastructures, à l’achat de matériel et au développement du mouvement junior.
Cette solidarité illustre parfaitement les valeurs qui ont permis au FC Lignières de traverser les décennies.
Rendez-vous le 27 juin (cliquez ici pour les détails dans l’agenda)
Le 60e anniversaire du FC Lignières sera célébré lors de la Journée du Club du samedi 27 juin 2026.
Au programme : football sous toutes ses formes, animations, rencontres intergénérationnelles et moments de convivialité.
Une occasion unique de rendre hommage aux bâtisseurs d’hier, de remercier les bénévoles d’aujourd’hui et d’encourager la relève qui écrira les prochaines pages de l’histoire du FC Lignières.
Soixante ans après sa création, le club demeure plus que jamais fidèle à sa vocation : rassembler les générations autour d’une passion commune et faire vivre, à travers le football, les valeurs de partage, de respect et d’engagement qui font la force de toute une communauté.
Texte basé sur les témoignages, messages officiels et éléments historiques contenus dans la plaquette du 60e anniversaire du FC Lignières.
Rédigé par Christelle Chopard
À l’approche du solstice d’été, lorsque les prairies du Plateau ondulent sous la lumière et que les chemins se bordent de fleurs sauvages, une plante accompagne discrètement nos promenades. Ni spectaculaire ni rare, l’achillée millefeuille (Achillea millefolium) est pourtant l’une des grandes compagnes de nos campagnes. Depuis des siècles, elle pousse là où passent les hommes, les troupeaux et les saisons.

Son nom évoque le héros grec Achille. Selon la tradition, celui-ci aurait utilisé cette plante pour soigner les blessures de ses compagnons lors de la guerre de Troie. Qu’elle relève du mythe ou de la réalité, cette réputation de plante secourable a traversé les siècles.
Dans les fermes et les maisons du Jura, il n’était pas rare de trouver quelques bouquets d’achillée suspendus dans le grenier ou près du poêle. On les conservait comme une réserve précieuse pour les petits maux du quotidien : écorchures, coupures, inconfort digestif ou fatigue passagère. Elle faisait partie de ces savoirs transmis naturellement, de génération en génération.
L’alliée des premiers gestesL’été est la saison des travaux extérieurs, des randonnées, des jardins et des longues journées passées au soleil. Avec cette activité accrue viennent parfois les petites blessures, les repas copieux ou les changements de rythme qui sollicitent notre organisme.
Traditionnellement, l’achillée millefeuille est appréciée pour soutenir la cicatrisation des petites plaies, apaiser certaines inflammations légères et favoriser le confort digestif. Elle est également réputée pour accompagner les périodes de transition et de fatigue saisonnière.
Sans prétendre remplacer un avis médical, elle rappelle une approche simple du soin : observer, cueillir avec respect et utiliser les ressources offertes par la nature lorsque cela est approprié.
La meilleure période de récolte correspond au début de la floraison, lorsque les sommités fleuries sont pleinement ouvertes et parfumées. Choisissez une journée sèche et ensoleillée, loin des routes fréquentées ou des zones traitées.
Après la cueillette, les fleurs doivent être séchées rapidement dans un endroit aéré et à l’abri du soleil direct afin de préserver leurs qualités. Conservées dans un bocal hermétique, elles accompagneront ensuite les mois à venir.
Infusion d’achillée millefeuille
Verser l’eau sur la plante, couvrir et laisser infuser une dizaine de minutes. Filtrer avant dégustation.
Cette infusion peut être savourée après un repas pour soutenir la digestion. Une fois refroidie, elle peut également être utilisée en compresse sur les petites irritations de la peau.
Comme toutes les plantes médicinales, l’achillée mérite d’être utilisée avec discernement. Son emploi est déconseillé aux personnes présentant une allergie connue aux plantes de la famille des astéracées (camomille, marguerite, arnica, etc.). En cas de doute ou de problème de santé particulier, il est recommandé de demander conseil à un professionnel qualifié.
Le regard du promeneurIl suffit parfois de ralentir le pas pour redécouvrir ce qui nous entoure. L’achillée millefeuille n’attire pas immédiatement l’attention. Pourtant, elle accompagne silencieusement nos étés, nos chemins et nos gestes quotidiens. Entre les herbes hautes et les fleurs des prés, elle rappelle que certaines des ressources les plus précieuses demeurent à portée de regard, discrètes mais toujours présentes.
Rédigé par Christelle Chopard
Cette nouvelle édition vous invite à un voyage au cœur du Plateau et de ses savoir-faire, entre traditions, innovations et rencontres locales. Vous y découvrirez la cidrerie Kynh, du verger à la bouteille, un regard sur le sureau, plante emblématique de nos paysages, ainsi que le cours d’introduction à l’intelligence artificielle destiné aux PME du territoire.
Comme toujours, l’agenda du Plateau et les nouvelles de l’association complètent cette édition placée sous le signe du partage et de la curiosité.
Créée sous la forme d’une société en nom collectif par deux indépendants passionnés, la Cidrerie Kynh est née d’une envie simple : valoriser les fruits de la région et leur offrir une seconde vie. Derrière ce projet se trouvent Keny et Nath. Si la pomme occupe une place importante dans leur activité, les associés souhaitaient un nom qui ne limite pas leur développement à un seul produit.
Ils ont trouvé sympa d’utiliser la première et la dernière lettre de leurs prénom pour nommer leur entreprise K et Y de Keny, le N et H de Nath (Nathaël), et de là Kynh. (le site web est encore en cours de création)
Sauver les fruits oubliés
L’aventure Kynh est née d’un constat simple : chaque année, de nombreuses pommes restent non récoltées sur le Plateau de Diesse, à Nods ou à Lignières. Tombés au sol ou laissés sur les arbres, ces fruits représentent pourtant une ressource précieuse. C’est en observant ce potentiel souvent inexploité que Kenny et Nath ont décidé de créer leur propre structure de transformation.
Cette démarche s’appuie également sur l’expérience de Nath dans le domaine. Depuis six ans, il travaille à la Coopérative de la Bor, au Val-de-Ruz, où il s’est spécialisé dans la transformation des fruits au pressoir. L’entreprise se distingue notamment par un principe apprécié de sa clientèle : elle garantit que le jus produit provient exclusivement des fruits apportés par chaque propriétaire, sans mélange avec d’autres récoltes.
La motivation première de Kenny et Nath est de lutter contre le gaspillage des fruits. Chaque année, de nombreuses pommes, poires et autres fruits restent non récoltés dans les vergers, les fermes ou les jardins privés.
« Les personnes âgées ne peuvent parfois plus cueillir leurs arbres et beaucoup de fruits finissent au sol », explique Nath.
La cidrerie propose plusieurs solutions : acheter les fruits directement sur place, venir les récolter en échange d’une contrepartie ou encore accueillir les propriétaires au pressoir afin qu’ils puissent vendre leurs pommes.
Vous avez des pommes en trop dans votre verger ? N’hésitez pas à contacter Nathaël au : +41 (0)79 290 77 34
Une production 100 % locale et suisse
La force de Kynh réside dans une maîtrise complète de la chaîne de production. Les associés plantent leurs vergers, récoltent les fruits, les pressent, les transforment, les mettent en bouteille et assurent eux-mêmes la livraison.
« Nous faisons tout de A à Z », résume Keny.
L’an dernier, la production a été réalisée exclusivement avec des fruits locaux. Si les récoltes venaient à manquer à l’avenir, les fondateurs envisagent de compléter leur approvisionnement avec des fruits certifiés Bio Suisse.
Pour l’automne 2025, la jeune entreprise à réalisé une production entre 4 000 et 5 000 litres.
Deux parcours complémentaires
Les deux associés conservent pour l’instant leur activité professionnelle principale.
Keny dirige l’entreprise de charpente et couverture Mast Construction à Lignières.
Nath est arboriculteur indépendant et collabore également avec la Coopérative de la Bor, au Val-de-Ruz, comme mentionné ci-dessus.
Graphiste de formation, Nath met également ses compétences créatives au service du projet en réalisant les étiquettes, l’identité visuelle et le site internet (en construction) de la cidrerie.

Au-delà de la production, Kynh s’engage pour l’environnement. Un projet de plantation de vergers a notamment vu le jour à La Mayette avec le soutien du Service de la faune et des forêts du canton de Neuchâtel (SFFN), dans le cadre d’une démarche favorisant la biodiversité.
En novembre 2025, une quinzaine de bénévoles ont participé à la plantation des arbres. Une opération menée en une journée, avec un soin particulier apporté à chaque arbre, qui doit être mis en terre rapidement après sa sortie de pépinière. Il faut une heure pour planter un arbre et c’est avec l’ambiance d’une belle équipe que les pommiers ont été plantés dans le verger de La Mayette.
Une croissance progressive
Aujourd’hui, le développement de la cidrerie repose essentiellement sur le soutien de la famille et des amis. Mais les ambitions sont bien présentes.
Pour l’instant, Keny parvient à conjuguer harmonieusement ses activités de couvreur-charpentier et son engagement dans la cidrerie. Le calendrier des saisons joue d’ailleurs en sa faveur : le printemps et l’été sont principalement consacrés aux travaux de toiture, tandis que l’automne et l’hiver laissent davantage de place aux récoltes, au pressage des fruits et à la production de cidres. Cette complémentarité offre un équilibre naturel entre les toits et les vergers, tout en permettant au projet Kynh de se développer progressivement.
En complément aux cidres, ils souhaitent développer du kombucha, du matté, et autres surprises au cours de ces prochaines années. Kenny et Nath sont pleins d’idées et de motivation.
Une vision régionale
La Cidrerie Kynh souhaite avant tout rester ancrée dans son territoire. Son marché se concentre actuellement sur Lignières, le Plateau de Diesse, Nods, Bienne et le canton de Neuchâtel.
Les produits sont déjà disponibles dans plusieurs points de vente, notamment au Cheval Blanc à Nods, et prochainement à la fromagerie du village. Les épiceries locales ainsi que les sociétés à la recherche de boissons pour leurs événements peuvent également passer commande directement auprès de la cidrerie.
Attachés aux valeurs de l’artisanat, les fondateurs souhaitent entreprendre les démarches nécessaires pour obtenir un statut officiel d’artisans. Pour eux, chaque bouteille doit rester le reflet d’un travail manuel, local et authentique.
Pour tout renseignement ou commande : info@kynh.ch
Article rédigé par Christelle Chopard
L’intelligence artificielle s’installe rapidement dans le quotidien des entreprises. Elle permet de gagner du temps, d’automatiser certaines tâches et de rester compétitif. Mais derrière cette révolution numérique se cache aussi un coût environnemental qu’il ne faut pas ignorer.
Photographier le contenu de son frigo et demander à une IA de proposer une recette paraît presque anodin. Pourtant, une requête mobilise des serveurs, de l’électricité et ainsi que de l’eau pour refroidir les datacenters. Certaines estimations évoquent environ 5 dl d’eau pour générer un texte court à partir d’une photo, selon la localisation du serveur et la méthode de calcul. Ce chiffre varie fortement, mais il rappelle que le numérique n’est pas immatériel. Dans certaines régions déjà touchées par le stress hydrique, l’eau manque pour les besoins essentiels et l’agriculture.
Le paradoxe est donc bien réel : faut-il utiliser l’IA pour rester compétitif ou limiter son usage pour préserver les ressources ?
Pour les PME suisses, la réponse n’est probablement pas de renoncer à l’IA, mais de l’utiliser intelligemment. Une entreprise peut éviter les requêtes inutiles, choisir le bon outil et automatiser les tâches qui apportent une réelle valeur ajoutée. L’IA devient alors un levier d’efficacité plutôt qu’un simple gadget.
Les outils les plus connus reposent sur des LLM, de grands modèles de langage capables d’analyser et de générer du texte et des images. Leur efficacité dépend beaucoup de la consigne donnée. Un bon prompt précise le contexte, l’objectif, le format attendu et les limites à respecter. Pour réduire les erreurs et les hallucinations, il est utile de demander à l’IA de citer ses sources, d’indiquer clairement ses incertitudes et de ne jamais inventer une information manquante.
Mais l’IA ne sert plus uniquement à rédiger un e-mail. Des outils comme Claude Cowork peuvent travailler avec des fichiers locaux et exécuter plusieurs étapes successives. Une PME pourrait, par exemple, importer ses relevés bancaires et ses transactions de carte Visa, les classer, identifier les justificatifs manquants et préparer un tableau pour la comptabilité. Le contrôle humain reste indispensable, mais le temps gagné peut être considérable.
Grâce aux MCP, les modèles d’IA peuvent aussi communiquer avec certains outils métiers. Il devient possible d’imaginer un assistant capable de modifier une page internet, mettre à jour des horaires, ajouter un produit ou préparer une actualité sur un site Internet.
Enfin, les agents IA vont progressivement prendre en charge des tâches plus autonomes : générer des publications pour les réseaux sociaux, répondre aux demandes fréquentes, qualifier des prospects ou même prendre des rendez-vous par téléphone.
L’enjeu n’est plus de savoir si les PME utiliseront l’intelligence artificielle, mais comment elles pourront l’intégrer avec discernement, transparence et efficacité.
Rédigé par Raphaël Vallat, siteweb.ch sàrl.
Cours IA pour PME – cliquez ici
Le sureau noir (Sambucus nigra) fait partie du paysage familier du Sud-Jura. On le trouve près des habitations, dans les haies, le long des chemins et aux lisières des bois. Sans chercher à se faire remarquer, il accompagne discrètement la vie des villages et des fermes.
En juin, ses grandes ombelles blanches apparaissent comme un signal naturel : le printemps touche à sa fin, l’été s’installe doucement. C’est une plante de transition, à la fois simple et généreuse, qui marque le rythme des saisons autant que celui des habitants.
Dans la tradition populaire, le sureau n’était pas un arbre comme les autres. On disait qu’il protégeait les lieux et qu’il ne fallait pas l’abattre sans raison. Cette forme de respect témoigne du lien ancien entre l’homme et cette plante proche des maisons, comme si elle veillait sur les passages de la vie et du temps.
Le sureau est aussi une plante utile. Les fleurs, en particulier, sont utilisées en infusion ou en préparation traditionnelle pour soutenir les défenses naturelles. Elles sont appréciées lors des premiers refroidissements, notamment pour leur effet sudorifique doux, qui accompagne les débuts de fièvre.
Cueillir 10 ombelles bien ouvertes et propres. Les faire macérer dans 1 litre d’eau pendant 24 heures. Filtrer, ajouter environ 1 kg de sucre, puis chauffer doucement jusqu’à dissolution complète. Mettre en bouteille propre.
Cueillir uniquement des baies de sureau noir bien mûres (jamais vertes ni rouges), les laver puis les faire cuire doucement avec un peu d’eau jusqu’à éclatement.
Filtrer, ajouter du sucre (environ 700 g à 1 kg par litre de jus), puis porter à légère ébullition avant de mettre en bouteille.
Utiliser uniquement les fleurs pleinement épanouies. Ne jamais consommer les parties vertes ni les baies crues. En cas de doute sur l’identification de la plante, il est préférable de s’abstenir.
Le sureau nous rappelle ainsi une chose simple : la nature la plus proche est souvent la plus précieuse, surtout lorsqu’on prend le temps de la regarder.
Dans cette édition du 26 mai, La Gazette met en lumière les 30 ans du Sentier des sculptures de Lamboing, un parcours emblématique du Plateau reliant nature, randonnée et art en forêt.
Le sentier propose environ 4,3 km de marche à travers la forêt et les pâturages, jalonnés de personnages et d’animaux sculptés dans le bois, avec des vues ouvertes sur le Chasseral, les lacs et les Alpes.
La Gazette partage également l’Agenda du Plateau, les Reines de Prés et plusieurs nouvelles locales qui valorisent les initiatives, événements et acteurs de la région du Plateau de Diesse.
Depuis près de trente ans, le Sentier des sculptures de Lamboing fait partie des lieux emblématiques du Plateau de Diesse.
Entre forêt, patrimoine et art en plein air, ce parcours singulier attire chaque année des visiteurs venus découvrir un univers où la nature et la création artistique se rencontrent. En 2026, le sentier célébrera officiellement ses 30 ans d’existence, un anniversaire que le comité actuel souhaite marquer de manière forte.
Créé en 1996, le Sentier des sculptures est né d’une idée simple : embellir l’ancien « Sentier à Zi », un chemin forestier datant de 1937, qui reliait déjà les hauteurs du Mont-Sujet à Lamboing. À l’époque, Gérard Racine, Anne-Lise Ruedin et Gabriel Zücher imaginent un projet artistique capable de donner une nouvelle identité à ce tracé historique. Grâce à l’intervention de l’école de sculpture sur bois de Brienz, les premières œuvres prennent place dans la forêt et donnent naissance à ce qui deviendra rapidement une attraction incontournable de la région.
Au fil des années, le sentier s’est transformé en véritable lieu de promenade, de découverte et de rencontre. Les sculptures en bois, parfois taillées directement dans les arbres à l’origine, plongent les visiteurs dans une ambiance presque féerique. Certaines œuvres plus récentes ont été réalisées à la tronçonneuse, témoignant de l’évolution des techniques et des styles artistiques.
Aujourd’hui, le parcours de 8,5 kilomètres traverse la forêt de Chassin jusqu’aux bergeries du Bas et du Haut, avec des points de vue remarquables sur les trois lacs de la région. Le sentier propose également une plateforme pédagogique consacrée à la faune et à la flore locales, agrémentée d’images réalisées par le Club photo Chasseral.
Mais derrière cette réussite se cache surtout un important travail bénévole. En 2022, Gérard Racine a transmis les rênes à Thomas et Sarah Perrenoud, désormais entouré d’une équipe d’une dizaine de passionnés qui consacrent du temps à l’entretien, à l’amélioration et à la pérennisation du site.
Pour le comité, l’année 2026 représente bien davantage qu’un simple anniversaire symbolique. « Pour cette année, c’est vraiment l’anniversaire des 30 ans qui nous motive. Je pense que les années suivantes seront moins chargées en activités », expliquent les organisateurs.

Plusieurs sculptures vieillissantes devront être remplacées, certaines étant aujourd’hui fortement abîmées par le temps. Une nouvelle boucle est également en préparation afin d’élargir le parcours et de proposer une expérience renouvelée aux promeneurs.
Pour financer ces développements, l’association « Les amis du sentier du Mont-Sujet », créée en 2025, mise à la fois sur le soutien populaire, les sponsors et l’organisation de nombreuses activités culturelles.
Tout au long de la belle saison 2026, différentes animations seront proposées : sorties botaniques, randonnée contée, découverte des oiseaux de la région, ateliers d’écriture ou encore randonnées dessin. Le sentier veut ainsi devenir un espace vivant où la culture, la nature et le patrimoine local se rencontrent.
Le moment fort de cette année anniversaire aura lieu le 5 septembre 2026. Dès 14 heures, diverses activités seront organisées autour du sentier et dans le village. La journée se prolongera en soirée avec des concerts rock prévus dès 21 heures. « La journée du 5 septembre est une possibilité de fêter ce sentier comme il se doit », souligne le comité.
Concernant les nouvelles sculptures et les artistes invités, le comité fonctionne principalement par contacts et bouche-à-oreille. Pour cette édition spéciale des 30 ans, il a notamment fait appel à Norman Altermatt et Felix Kündig afin de contribuer à l’évolution artistique du parcours.

Le Sentier des sculptures est ainsi devenu bien plus qu’une simple balade en forêt. Il est aujourd’hui un symbole du dynamisme local, du savoir-faire artisanal régional et de l’attachement des habitants à leur patrimoine naturel.
Trente ans après sa création, l’aventure continue, portée par une nouvelle génération décidée à faire vivre ce lieu magique encore longtemps.
Article rédigé par Christelle Chopard
La reine-des-prés (Filipendula ulmaria) s’épanouit dans les prairies humides, au bord des ruisseaux et dans les zones fraîches du Sud-Jura. Dès la fin du printemps, ses fines fleurs couleur crème illuminent les paysages et diffusent un parfum doux, presque miellé. Sa présence révèle souvent un sol riche et vivant, intimement lié à l’eau.
Anecdote culturelle ou historique
Bien avant l’invention de l’aspirine, la reine-des-prés était déjà reconnue pour soulager les douleurs et faire baisser la fièvre. Son nom poétique vient de son allure élégante : elle domine les hautes herbes des prés humides avec grâce, comme une véritable souveraine végétale.
Utilisation médicinale (avec précaution et attentifs aux conseils de votre médecin ou thérapeute)
Les fleurs de reine-des-prés sont traditionnellement appréciées pour leurs propriétés anti-inflammatoires et légèrement fébrifuges. Elles sont utilisées pour accompagner les états grippaux, les douleurs diffuses ou encore les inconforts liés aux changements de saison.
Recette
Infusion de reine-des-prés
Verser 250 ml d’eau chaude sur une cuillère à café de fleurs séchées. Laisser infuser 10 minutes, puis filtrer. Boire une à deux tasses par jour sur une courte période.
Conseils et avertissements
Récolter les fleurs par temps sec et dans des endroits préservés de toute pollution. La reine-des-prés doit être consommée avec précaution. Elle est déconseillée aux personnes allergiques aux salicylés et ne doit pas être associée à des médicaments contenant de l’aspirine.
Dans le cadre du projet Co’Lab de l’Association Plateau Vivant (APV), nous préparons une soirée thématique consacrée au tourisme local et aux liens entre économie régionale, durabilité et environnement.
Date proposée : Jeudi 17 Septembre pour la soirée dédiée au Tourisme du Plateau.
Co’Lab a pour objectif de soutenir le développement économique local en conscience des réalités regionales, notament d’un development à long terme.
Le projet prendra forme à travers de soirées à thèmes co-créées autour d’un sujet important pour notre région.
Ces rencontres réuniront des entreprises et acteurs locaux représentant de notre region, spécialement des trois communes : Nods, Lignières et Plateau de Diesse.
Elles comprendront des interventions, des moments de partage, des échanges d’idées ainsi qu’un moment convivial favorisant les liens et les collaborations locales.
Le lieu reste encore à définir.
Pour plus d’information : contact@plateau-vivant.ch
Les activités outdoor s’animent de plus en plus sur le Plateau à l’approche de l’été. Dans cette édition, la Gazette vous emmène à la découverte du Fourmiparc, de la piscine, du Fraso-Ranch de Lignières et de l’Aubépine. Retrouvez également les nouvelles suite à l’Assemblée générale de l’association Plateau Vivant, avec l’arrivée de notre nouveau membre du comité, sans oublier l’agenda des événements à venir sur le Plateau.
Baptisé Fourmiparc, ce vaste espace multisport de 6’000 mètres carrés vient compléter l’offre déjà existante autour de la piscine et du terrain de football.
Pensé pour tous les âges et tous les niveaux, le site rassemble une impressionnante diversité d’activités accessibles gratuitement : padel, beach-volley, basketball, football, badminton, pétanque, ping-pong, street workout ou encore Speedball, une discipline encore peu connue dans la région.
Le pari de la Commune était clair : créer un lieu ouvert à tous, où le sport devient aussi un prétexte pour se retrouver. Et au vu de l’affluence lors de l’inauguration, l’objectif semble déjà atteint.

« Ce projet a été pensé pour la population locale », a rappelé la présidente de commune Josiane Chiffelle. Plus qu’un équipement sportif, Fourmiparc se veut une véritable plus-value pour le village, un espace où l’on vient autant pour bouger que pour partager un moment ensemble.

Le site est également accessible aux personnes à mobilité réduite, avec notamment une balançoire spécialement adaptée.
Le terrain de beach-volley, longtemps souhaité par le club local, illustre aussi la collaboration étroite entre les autorités communales et les sociétés du village.
Mais derrière Fourmiparc se cache aussi une histoire profondément humaine.
Le projet, d’un montant de trois millions de francs, a été entièrement financé par la mécène Roxie Walker. Avec son mari John Walker, pionnier américain de l’informatique et cofondateur du logiciel AutoCAD, elle s’était installée à Lignières dans les années 1990. Très attaché au village et à ses habitants, le couple avait développé un lien fort avec la région.
Après le décès de son mari, Roxie Walker a souhaité offrir quelque chose de durable à la commune. Fourmiparc est né de cette volonté. Son nom fait référence à Fourmilab, le site internet créé par John Walker, tandis qu’une sculpture géante de fourmi et un mémorial rendent hommage à cette figure discrète mais marquante.
Et c’est peut-être cela, finalement, qui définit le mieux Fourmiparc : un lieu construit pour le mouvement, mais surtout porté par l’élan collectif d’un village.
Rédigé par Christelle C. – Photo de Josianne Chiffelle
À Lignières, la piscine du Ranch Fraso n’est pas seulement un bassin où l’on vient se rafraîchir l’été. C’est un lieu de vie, de souvenirs et de rencontres, porté depuis 27 ans par Philippe et Sylvie Geiser.
« J’étais agriculteur à la base », raconte-t-il avec simplicité. En 2000, alors âgé de 34 ans, il reprend avec son épouse le camping et la piscine du domaine. « On a pris le challenge. » Un pari important à l’époque, avec un projet estimé à 3,5 millions de francs. Pendant dix ans, Philippe Geiser a même cumulé agriculture et gestion du camping avant que son fils reprenne l’exploitation agricole familiale.

La piscine, privée mais ouverte au public, occupe une place particulière sur le Plateau de Diesse. Les habitants de Lignières bénéficient d’ailleurs de la gratuité d’accès grâce à un accord avec la commune, qui fournit également 1’200 m³ d’eau au site. Un soutien précieux lorsqu’on sait qu’un baigneur représente entre 30 et 50 litres d’eau à renouveler chaque jour.
Le bassin de 25 mètres sur 16 mètres reste volontairement familial, avec une profondeur variant de 1,10 mètre à 1,40 mètre. Un tiers est réservé aux nageurs, tandis que les deux autres tiers appartiennent aux enfants et aux familles.
« Ici, on se connaît tous et on se salue », souligne Philippe Geiser. « On se préoccupe de son voisin, on s’entraide. C’est un environnement collectif. »

Le camping a beaucoup changé au fil des générations. « Avant, les mamans restaient ici avec les enfants pendant six semaines. Aujourd’hui, elles travaillent aussi, les séjours sont plus courts. » Mais un phénomène touche particulièrement Philippe Geiser : voir revenir les enfants d’autrefois, devenus parents à leur tour. « Beaucoup reviennent aujourd’hui avec leurs propres enfants et rachètent leur mobile-home familial. »
La piscine ouvrira cette saison le samedi 23 mai, lors du week-end de Pentecôte, jusqu’au 31 août. Une période volontairement raccourcie, qui peut être rallongée si le climat sera favorable. Les tarifs restent accessibles : 3 francs pour les adultes, 2 francs pour les enfants, avec abonnements de saison et passes famille.
Depuis douze ans, Julien Lozee, maître-nageur venu de La Réunion, anime aussi des cours d’aquagym chaque matin d’été. « C’est un peu notre fils de l’été », glisse Philippe Geiser avec affection.
Le camping attire principalement une clientèle suisse et régionale, avec une forte présence de visiteurs venus de Suisse alémanique, notamment des cantons de Soleure et de Lucerne. « Sur tous les cantons suisses, il n’en manque plus que trois », sourit Philippe Geiser, fier de voir le Ranch Fraso rayonner bien au-delà du Plateau de Diesse.
Depuis le 1er avril, le site accueille également un nouveau restaurant tenu par Cédric et Anna Chalets, qui ont naturellement donné leur nom à l’établissement : Les Chalets Bar & Restaurant. À la carte, une cuisine conviviale et locale avec cordons bleus, tranches pannées, fromages et viandes de la région.
Malgré les contraintes administratives et les normes toujours plus exigeantes, une chose demeure essentielle pour le propriétaire : préserver l’âme du lieu. « J’aime les gens, le contact humain. »
Et après 27 ans, cette philosophie semble toujours flotter au bord du bassin.
rédigé par Christelle C.
Au mois de mai, les chemins du Sud-Jura se parent d’une floraison légère et lumineuse. Dans les haies, aux lisières des forêts ou au cœur des pâturages, l’aubépine déploie ses petites fleurs blanches, parfois rosées, au parfum reconnaissable entre tous. Discrète mais bien présente, elle façonne depuis longtemps les paysages ruraux et offre refuge à de nombreux oiseaux.
Anecdote culturelle ou historique
Connue sous les noms scientifiques de Crataegus monogyna et Crataegus laevigata, l’aubépine occupe aussi une place particulière dans les traditions populaires. Autrefois, on la plantait souvent près des fermes et des maisons. Elle symbolisait la protection, l’équilibre et la stabilité du foyer. Une réputation qui résonne encore aujourd’hui dans son usage médicinal.
Utilisation médicinale
Depuis des générations, ses fleurs et ses feuilles sont utilisées pour soutenir le système cardiovasculaire et favoriser l’apaisement. L’aubépine accompagne volontiers les périodes de stress, de nervosité ou les difficultés d’endormissement liées aux tensions émotionnelles. Une plante de patience aussi : ses effets s’installent progressivement, au fil des semaines.
Recette
Pour profiter de ses bienfaits, on prépare traditionnellement une infusion avec une cuillère à café de fleurs et de feuilles séchées dans 250 ml d’eau chaude. Après dix minutes d’infusion, il suffit de filtrer puis de savourer une tasse le soir.
Conseils et avertissements
La récolte s’effectue au début de la floraison, avant un séchage rapide afin de préserver les propriétés de la plante. Comme toujours avec les remèdes naturels, la prudence reste de mise : les personnes suivant un traitement cardiaque, les femmes enceintes et autres personnes avec des troubles de santé devraient demander conseil à leur médecin avant consommation.
En ces belles journées de printemps, la vie des villages s’anime… et nos bouleaux s’éveillent.
La Fromagerie de Nods célèbre ses 30 ans, tandis que de nouvelles activités viennent enrichir la dynamique locale : cliniques photos et soirées « On en discute » à la Maison du Plateau, s’ajoutent aux ateliers de savoir-faire, expositions, cours de yoga et brunchs.
De son côté, le groupe d’animation se mobilise également avec des événements comme « La Suisse bouge », contribuant à faire vibrer la région. Découvrez La Gazette, l’Agenda et les initiatives locales =>
Installée au cœur du village, la Fromagerie de Nods est bien plus qu’un simple commerce : c’est une histoire de famille, de vocation et d’engagement pour le terroir. Depuis 1996, Karin et Pierre Reist y façonnent un projet de vie qui a su évoluer avec son temps tout en restant fidèle à ses racines.
Une vocation née très tôt.
Pierre Reist a toujours rêvé de posséder sa propre fromagerie. Après plusieurs tentatives – dont certaines refusées – c’est finalement à Nods que son projet prend vie. Cette candidature sera la bonne.
Originaire de l’Oberland bernois et du Mont Vully, le couple s’installe avec détermination. Karin, alors issue du domaine des soins, se reconvertit totalement. À seulement 22 ans, elle prend en main la gestion du magasin, apprenant le métier sur le terrain avec une énergie remarquable.
Une entreprise familiale en constante évolution.
Au fil des années, la fromagerie se développe progressivement. D’un modèle centré uniquement sur le Gruyère AOP, elle évolue vers une production plus diversifiée et régionale, avec des spécialités comme :
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Le Niola du Chasseral
Fromage à pâte molle à la crème, produit exclusivement à la fromagerie. Son nom rend hommage aux habitants de Nods, nommés les Niolas : une carapace solide, mais un cœur tendre. Il dévoile un goût aromatique, plein de caractère, à la fois frais et légèrement acidulé.
Les Coteaux du Chasseral
Inspiré par son ancrage géographique, ce fromage à pâte fine et à la teinte ivoirine varie selon les saisons : plus doré en été grâce au carotène de l’herbe, plus pâle en hiver. Son goût aromatique reflète la richesse des pâturages du Plateau de Diesse, avec des notes fraîches et délicatement acidulées.
Le 2518
Fromage à raclettes au lait cru issu du lait des verts pâturages du Plateaux de Diesse. Aromatique et parfait ne palissant pas vis-à-vis de ses cousins valaisans.

L’équipe s’agrandit aussi peu à peu :
Une vendeuse engagée une demis journée par semaine en 1996, deux fromagers à la production. Dès l’année 2000 la première vendeuse engagée à 80% en passant par des aides ponctuelles et même des stagiaires, la fromagerie de Nods compte aujourd’hui une trentaine d’employés motivés.

Une production ancrée dans le terroir
Le lait, collecté deux fois par jour auprès des producteurs locaux, est au cœur de leur travail. La production laitière respecte les normes strictes du cahier de charges du Gruyère AOP (Appellation d’Origine Protégée), garantissant une qualité irréprochable et une traçabilité complète.
La famille exploite également la fromagerie de Lugnorre depuis 2006, le magasin de la fromagerie depuis 2023.

Un magasin qui s’adapte aux tendances
Au début, le magasin de Nods était ouvert 7 jours sur 7 (fermé uniquement le mardi après-midi). Il a su évoluer avec les attentes des clients. Introduction de produits en vrac, accent sur le bio, valorisation des circuits courts : tout est pensé pour répondre aux nouvelles habitudes de consommation.
Même si aucun producteur bio n’est présent à Nods, la qualité suisse reste une référence. La majorité des produits proposés sont régionaux, notamment en collaboration avec des fournisseurs du Seeland.
Entre tradition et modernité
Les habitudes changent : une clientèle autrefois très régulière laisse place à des rythmes plus imprévisibles. Le vrac séduit, mais demande aussi une certaine discipline. Les attentes évoluent, et l’innovation devient essentielle pour rester attractif.
Malgré tout, un élément ne change pas : le lien humain. « C’est ce qui fait la richesse de notre métier », souligne KarinReist.
Des défis… et une volonté intacte
En 30 ans, le couple a traversé des périodes difficiles. Entre pression économique, évolution du marché, difficulté de trouver du personnel dans la région, il a parfois fallu s’accrocher. Karin confie avoir songé à tout arrêter à trois reprises. Mais la persévérance a toujours pris le dessus.
Autrefois, le village disposait encore de sa propre boulangerie. Lorsqu’elle a fermé, il a fallu trouver des solutions pour continuer à proposer du pain à la clientèle. Dans un premier temps, celui-ci provenait d’un boulanger de Lignières, mais lorsque ce dernier a cessé son activité, une nouvelle organisation a dû être mise en place.
Aujourd’hui, un grand nombre de paysans de la région livrent leurs céréales au Moulin Fischer à Lüscherz, où la farine est produite. Le pain proposé à la fromagerie est élaboré à partir de cette même farine par la boulangerie Blank à Ins, qui lui suit la même philosophie des produits régionaux. Un véritable circuit local s’est ainsi créé : des champs de la région jusqu’au magasin, le pain reflète directement le terroir et le travail des producteurs locaux.
Aujourd’hui encore, Karin Reist défend avec conviction les petites structures locales : « Je trouve qu’on n’est pas forcément sur le bon chemin. J’aimerais que l’on valorise davantage une alimentation saine et locale dans nos vies.
Quand on regarde en arrière, on peut être fier du chemin parcouru. Mais il faut continuer à se battre pour que ces petits commerces existent encore demain. »
Et demain ?
Alors que la Fromagerie de Nods fête ses 30 ans, une question se pose : qui reprendra le flambeau ? Le couple lance un appel à un fromager titulaire d’une maîtrise fédérale suisse, motivé à reprendre le flambeau et à poursuivre cette belle aventure.
Car plus qu’un commerce, la fromagerie est un symbole : celui d’un savoir-faire, d’une région, et d’un engagement pour l’avenir.
Rendez-vous le 1er mai pour célébrer ensemble les 30 ans de la Fromagerie (cliquez ici)
Découvrez la Fromagerie de Nods : https://www.fromagerie-de-nods.ch/
Article rédigé par Christelle Chopard
Description
Le bouleau (Betula pendula) est l’un des premiers arbres à se réveiller au printemps dans le Sud-Jura. Son écorce claire et son feuillage léger marquent les lisières, les clairières et les terrains ouverts. Dès la fin d’avril, ses feuilles tendres apparaissent, annonçant une nouvelle phase de l’année végétale. Le bouleau accompagne les transitions : il colonise les sols pauvres, prépare le terrain et laisse ensuite place à d’autres espèces.
Anecdote culturelle ou historique
Dans de nombreuses traditions européennes, le bouleau est associé au renouveau. On utilisait ses branches pour balayer symboliquement les maisons au printemps, afin de « faire place nette ». Cette image d’arbre clair et précurseur s’est maintenue dans les campagnes jurassiennes, où le bouleau marquait le retour de la lumière et de l’activité après l’hiver.
Utilisation bien-être
Les feuilles de bouleau sont traditionnellement utilisées pour soutenir les fonctions d’élimination et accompagner les transitions saisonnières. Leur action est douce et progressive, particulièrement appréciée au printemps. On les emploie principalement en infusion, parfois en association avec d’autres plantes drainantes.
Recette
Infusion de feuilles de bouleau : 1 cuillère à café de feuilles séchées pour 250 ml d’eau chaude. Couvrir, infuser 10 minutes, filtrer. Boire une tasse par jour pendant quelques jours. Ceci est une invitation à découvrir. Toutefois, si vous avez des problèmes de santé veuillez toujours demander les conseils de votre médecin ou thérapeute.
Conseils et avertissements
Récolter les jeunes feuilles au printemps, loin des routes. Sécher rapidement à l’ombre. Éviter les cures prolongées chez les personnes souffrant de troubles rénaux sans avis professionnel.
Souvent, les personnes de la région font des cures à la sève de bouleau au printemps. (cliquez ici pour plus d’information)
Nous vous souhaitons un printemps en pleine forme !
Dans cette édition 012 de La Gazette du Plateau, nous vous invitons à découvrir la passion de la pierre à travers des savoir-faire locaux ancrés dans le territoire.
Au fil des pages, le pissenlit nous rappelle la richesse simple et précieuse de la nature qui nous entoure.
Retrouvez également les nouvelles du Plateau, ses élans, ses projets et ses rencontres.
Sans oublier les activités à venir, pour continuer à faire vivre ensemble ce lieu unique.
Sifferlen Concept : la passion de la pierre au cœur du Plateau
Installée à Diesse depuis 2022, l’entreprise Sifferlen Concept incarne un savoir-faire artisanal allié à une vision humaine et locale. Spécialisée dans la marbrerie, la réalisation de plans de travail de cuisine, de salles de bains ou encore de cheminées, cette jeune société s’inscrit pleinement dans la dynamique du Plateau.
Derrière ce projet, il y a avant tout une histoire de vie. Eric, originaire d’Alsace, découvre la région en 2017 alors qu’il travaille à Bienne. Pour éviter les embouteillages, il traverse régulièrement le Plateau… et tombe sous le charme du paysage. L’envie de s’y installer naît rapidement.
Un savoir-faire solide et une complémentarité naturelle
Formé en France auprès des Compagnons du Devoir, Eric cumule plus de 15 ans d’expérience dans le travail de la pierre dont 9 ans dans une entreprise à Bienne. Une expertise rare, nourrie par des années de pratique et une véritable passion du métier.
Mona, quant à elle, apporte une solide expérience en gestion et en organisation. Issue du secteur de l’hôtellerie et de l’administration, elle gère aujourd’hui toute la partie administrative de l’entreprise, permettant à Eric de se consacrer pleinement à la création et à la réalisation.
Une complémentarité évidente, qui constitue l’un des piliers de Sifferlen Concept.
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Une entreprise ancrée dans la qualité et la confiance.
Depuis ses débuts, l’entreprise s’est développée principalement grâce au bouche-à-oreille. Les collaborations locales se multiplient, avec des cuisinistes, des sanitaires ou encore des clients privés sur le Plateau.
Leur approche est claire : privilégier la qualité à la quantité.
« Nous souhaitons honorer chaque demande avec soin, maintenir des délais courts et offrir un travail irréprochable », explique Mona.
Cette exigence se traduit par une attention particulière portée aux finitions, à la ponctualité et à la relation client. Chaque projet est considéré comme unique.
Entre tradition et création.
Aujourd’hui bien équipée pour la marbrerie, l’entreprise réalise principalement des aménagements intérieurs : plans de travail, vasques, cheminées.

Mais Eric souhaite aller plus loin. Son ambition : développer une dimension plus créative, avec la conception de pièces uniques comme du mobilier, des lampes en pierre translucide ou encore des objets décoratifs.
Certaines créations pourraient bientôt être exposées localement, notamment dans des vitrines artisanales du Plateau.
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Attaché à la région, Eric s’implique aussi avec cœur dans la vie locale en tant que partenaire officiel de l’Amicale de la Pierre du Grand Chasseral. À l’occasion du lancer de pierre, il a réalisé avec passion les gravures de ces blocs symboliques, y inscrivant son savoir-faire et une part de lui-même. Une belle manière de contribuer à une tradition vivante et de renforcer les liens avec le territoire.
Une entreprise familiale tournée vers l’avenir.
En quelques années, Eric et Mona ont construit bien plus qu’une entreprise : une vie de famille, avec deux jeunes enfants, et un ancrage profond dans la région.
« Nous sommes heureux de faire grandir nos enfants ici », confient-ils.

Aujourd’hui entourés d’une petite équipe, avec notamment Nicolas et Robin, ainsi que de partenaires de confiance comme Volpato Cuisine, ils avancent pas à pas, avec une vision à long terme.
Nicolas, le frère d’Eric, est un artiste toujours en pleine création, doté d’une imagination et d’un savoir-faire hors norme. Robin, quant à lui, est un ami de longue date dont la complémentarité avec Eric apporte équilibre et efficacité à l’équipe.
Leur objectif n’est pas de grandir rapidement, mais de construire durablement, en restant fidèles à leurs valeurs : authenticité, engagement et respect du travail bien fait.
« En tant qu’entreprise locale et familiale sur le Plateau, on tient à offrir un service proche et personnalisé. On a commencé tranquillement, le temps de trouver les bons fournisseurs et de construire un projet solide et durable. Pour nous, chaque projet compte, avec l’envie d’être ponctuels et de faire un travail soigné jusque dans les détails de finition. »
— Eric
Sifferlen Concept, c’est avant tout une histoire de passion, de rencontres et d’ancrage local — une entreprise qui, à l’image du Plateau, se construit avec patience, solidité et sens.
Article rédigé par Christelle Chopard
🌼 Dès les premiers signes du printemps, il réapparaît sans faire de bruit, tapissant les prairies, les jardins et les bords de chemins du Plateau de son jaune lumineux.
Le pissenlit (Taraxacum officinale), souvent considéré comme une simple « mauvaise herbe », est en réalité l’une des plantes les plus précieuses de nos paysages. Discret mais résilient, il accompagne depuis toujours les cycles de la nature… et ceux de l’être humain.
Sa rosette de feuilles dentées émerge tôt, annonçant le réveil de la terre. Puis viennent ses fleurs solaires, véritables éclats de lumière dans les pâturages encore frais. Enfin, ses graines légères s’envolent au gré du vent, portant avec elles une poésie simple et universelle. Chaque partie de la plante a son moment, sa fonction, son utilité.
.Dans les campagnes, on disait que le pissenlit « ne se laisse pas chasser ». Même arraché, il revient, tant que sa racine profonde reste vivante. Cette ténacité en fait un symbole de persévérance, mais aussi d’adaptation.
Beaucoup se souviennent des enfants soufflant sur ses akènes comme sur de petits parachutes, envoyant leurs vœux dans le vent. Un geste simple, presque oublié, qui relie la plante à l’enfance, aux cycles des saisons et au retour des jours lumineux.
Dans la pharmacopée traditionnelle, le pissenlit occupe une place essentielle, notamment au printemps. Il accompagne les processus naturels de nettoyage et de transition après l’hiver.
Ses jeunes feuilles, légèrement amères, stimulent la digestion et réveillent l’appétit.
Sa racine, plus profonde dans son action, soutient le foie et les fonctions d’élimination.
Ses fleurs, plus douces, peuvent également être utilisées en cuisine ou en préparation artisanale.
Le pissenlit nous rappelle que l’amertume, souvent évitée, peut aussi être source d’équilibre.
1 cuillère à café de racine séchée et concassée
250 ml d’eau
Porter à ébullition, puis laisser frémir environ 10 minutes. Filtrer et boire 1 tasse par jour, en cure courte.
👉 En cuisine : les jeunes feuilles se dégustent en salade, avec un filet d’huile et un peu de vinaigre — un classique du printemps, à la fois simple et revitalisant.
Comme toute plante sauvage, le pissenlit se récolte avec attention :
loin des routes et des zones polluées
hors des pâturages récemment traités
en évitant les lieux de passage des animaux
Bien laver avant consommation. En cas de troubles biliaires, de calculs ou de douleurs persistantes, il est recommandé de demander conseil à un professionnel de santé.
.Le pissenlit pousse là où la vie s’installe, sans effort apparent. Il ne cherche pas à être rare ou spectaculaire — il est simplement présent, fidèle, généreux.
Dans un monde qui va vite, il nous invite à revenir à l’essentiel :
observer, cueillir avec respect, et reconnaître la richesse de ce qui est déjà là.
La Gazette 011 met à l’honneur un printemps vivant sur le Plateau : traditions de Pâques, chasses aux œufs et moments de partage.
Entre rencontres Co’Lab, activités de yoga, cirque et repas partagé à la Maison du Plateau pendant les vacances, les occasions de se retrouver ne manquent pas.
Découvrez aussi la nouvelle dynamique au cœur du village avec l’Hôtel-Restaurant du Cheval Blanc à Nods.
Depuis le 18 décembre 2025, le Restaurant du Cheval Blanc à Nods a rouvert ses portes sous l’impulsion de David Étienne et de sa compagne Virginie Bonneau. Ils se lancent ensemble dans une nouvelle aventure, portée par l’envie de créer un lieu vivant, chaleureux et ancré dans la région.
Séduit par le charme du bâtiment et le calme de la campagne, David apprécie particulièrement l’environnement rural et l’esprit villageois. Rapidement, une ambiance conviviale s’installe, notamment lors des apéros du samedi qui rassemblent habitants et visiteurs dans une atmosphère simple et authentique.

Côté cuisine, le restaurant propose une carte de brasserie traditionnelle avec des plats généreux. Tartare, entrecôte, risotto végétarien ou encore fondue chinoise côtoient des spécialités comme la souris d’agneau, mijotée longuement pour une tendreté exceptionnelle.
Des repas presque entièrement faite maison, où même les fonds de sauce sont préparés sur place avec soin. L’infrastructure de la cuisine, spacieuse et parfaitement équipée, offre des conditions idéales pour travailler les produits avec qualité et créativité.
Une suggestion hebdomadaire permet également au chef de cuisine de partager ses créations et inspirations, comme ce sera le cas avec un carré d’agneau à Pâques.
Les desserts ne sont pas en reste avec des classiques gourmands tels que le moelleux au chocolat, la crème brûlée ou la tarte Tatin, accompagnée de sa célèbre anecdote.
Vous ne connaissez pas la tarte Tatin ? Un jour, une cuisinière distraite oublie la pâte de son gâteau aux pommes déjà en cuisson. Pour sauver son dessert, elle dépose la pâte par-dessus les fruits caramélisés et enfourne à nouveau. En retournant le tout, elle découvre, surprise, une tarte aussi belle que délicieuse : la Tarte Tatin est née.
En cuisine, Kevin, chef originaire du sud de la France, veille à travailler les produits dès la matière première, avec l’objectif d’obtenir le label “fait maison”.
La grande majorité des produits sont suisses, et tout est mis en œuvre pour valoriser la qualité et le goût.
Le label « Fait Maison » distingue les établissements qui préparent leurs plats sur place à partir de produits bruts ou peu transformés. Il garantit une cuisine authentique, transparente et de qualité, limitant le recours aux produits industriels.
Kevan Schwab est venu renforcer l’équipe en cuisine. Il est originaire de Lignieres. Et ce jeune a fait son apprentissage à l’hôtel de commune de Lignieres. Son éternelle bonne humeur et sa capacité à surmonter les moments de stress lors des rush en cuisine et à soulager le chef, font de lui un élément solaire et très apprécié par l’équipe.
David, qui possède lui-même des compétences culinaires, choisit aujourd’hui de privilégier le contact avec la clientèle, fidèle à l’esprit bistrot qu’il affectionne.
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Parallèlement, l’activité hôtelière démarre progressivement. Les chambres, récemment rénovées, offrent un cadre confortable avec petit-déjeuner inclus.
L’établissement souhaite accueillir aussi bien les promeneurs, randonneurs et cyclistes — avec un local à vélos sécurisé — que les entreprises de la région.
Une autre particularité est que les chiens sont acceptés à l’hôtel.
Avec une petite équipe engagée et une approche authentique, le Cheval Blanc retrouve peu à peu sa place comme lieu de rencontre et de convivialité sur le Plateau.
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📍 Infos pratiques
Hôtel & Restaurant du Cheval Blanc – Nods
Cuisine traditionnelle, plats faits maison et suggestions de saison
Fermeture de Pâques du 6 au 12 avril – Réouverture le 14 avril
🍽️ Restaurant avec ambiance conviviale de bistrot
🛏️ Chambres rénovées avec petit-déjeuner inclus
🚶♂️ Idéal pour randonneurs, cyclistes et visiteurs de la région
🚲 Local à vélos sécurisé à disposition
Le serpolet (Thymus serpyllum) pousse sur les prairies sèches, les talus ensoleillés et les sols maigres du Sud-Jura. Plante basse et rampante, il forme des tapis résistants au vent et à la sécheresse. À la fin du mois de mars, on commence à le repérer, même si sa pleine floraison viendra plus tard.
Son parfum persiste toute l’année dans les feuilles, rappelant la chaleur des mois d’été lorsque l’hiver s’achève à peine.
Anecdote culturelle et historique
Les bergers connaissaient bien le serpolet des hauteurs jurassiennes. Ils associaient son parfum à l’air libre des pâturages et à la respiration ample. En hiver, une tisane de serpolet rappelait les journées passées au soleil, conservées dans les plantes séchées.
Utilisation médicinale traditionnelle
Le serpolet est reconnu pour ses propriétés antiseptiques, expectorantes et réchauffantes. Il est utilisé pour soulager la toux, dégager les voies respiratoires et soutenir la digestion.
Recette – Infusion de serpolet
Ingrédients
1 cuillère à café de plante séchée
250 ml d’eau chaude
Préparation
Infuser 10 minutes à couvert, puis filtrer.
Utilisation
Boire en cas de toux ou de refroidissement.
Conseils et avertissements
La récolte se fait de préférence en été, lors de la floraison. Utiliser au printemps des plantes séchées de l’année précédente.
La Gazette du Plateau – Édition 010 vous invite à découvrir plusieurs belles initiatives et traditions de la région : les 50 ans du Chœur mixte de Lignières, un cours EM sur les microbiomes efficaces présenté par M. Stefan Roth (en version professionnels et amateurs), les traditionnelles boules de Berlin de la société de gym Femina, notre ail des ours de saison, ainsi que d’autres nouvelles et activités qui font vivre le Plateau. 🌿
Le Chœur mixte de Lignières : 50 ans de voix partagées
Cette année, le Chœur mixte de Lignières célèbre ses 50 ans d’existence. Une belle étape pour cet ensemble vocal qui fait vivre la musique et la convivialité dans la région.
Si la fondation officielle date de 1976, l’histoire du chœur remonte en réalité encore plus loin : à l’origine, il était lié au chœur de paroisse du pasteur Robert Grimm, qui animait déjà la vie musicale et spirituelle du village.
Aujourd’hui présidé par Pierrette Menoud, le chœur rassemble une vingtaine de chanteuses et chanteurs venus de tout le Plateau et des environs : Nods, Lamboing, Prêles, La Neuveville, Le Landeron et encore Cressier. Une diversité qui reflète l’esprit ouvert et accueillant du groupe.
« J’ai toujours aimé chanter, cela donne de l’énergie », confie Pierrette Menoud. « Il y a un véritable échange dans le chœur, une synergie entre les voix. Parfois on arrive fatigué d’une journée bien remplie… et après deux heures de répétition, on rentre à la maison avec plus d’énergie qu’en arrivant. Pendant ce moment, toutes les autres pensées se mettent entre parenthèses. »
Le chœur chante à trois ou quatre voix et se veut accessible à toutes et tous.
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Sa directrice, Miriam Vaucher – Pia Maria -, est convaincue que tout le monde peut chanter. Professeure de piano, elle dirige également le chœur d’hommes d’Ipsach et joue de l’orgue dans différentes églises, principalement à Gléresse et Douanne où elle est aussi Co-organisatirice de la “Konzerteihe”. Installée à Prêles, elle est aussi active dans la région biennoise où elle organise des concerts, notamment la série Montag um sieben qui se produisait régulièrement à Bienne.
Sous sa direction, le répertoire du chœur se révèle riche et varié. On y trouve des œuvres classiques comme Mozart ou le Magnificat de Vivaldi, mais aussi des pièces folkloriques ou contemporaines. Les choristes chantent en français, allemand, anglais ou espagnol, tout en faisant aussi une place aux compositeurs d’ici, comme Joseph Bovet. Certaines œuvres sont exigeantes, d’autres plus accessibles, mais toutes participent à la recherche d’une belle harmonie et d’une vibration commune.
Le chœur cultive également des échanges avec des musiciens professionnels et collabore à l’occasion avec des instrumentistes ou des solistes. Des liens existent notamment avec les Variations Musicales, renforçant encore l’ouverture musicale de l’ensemble.
Tout au long de l’année, le chœur anime la vie locale. Il participe à deux cultes à La Neuveville, organise des concerts tous les deux ans, et prend part à la Désalpe de Lignières, où il chante et tient un stand convivial avec pain, tresse et spécialités maison.
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L’année 2026 sera particulièrement festive avec le concert anniversaire des 50 ans, prévu le
21 novembre à 20h au temple de Lignières et le 22 novembre à La Neuveville.
Avant cela, le chœur ouvre grand ses portes :
le 24 mars à 20h à La Neuveville, toute personne curieuse de découvrir le chant choral est invitée à participer à une répétition. Une belle occasion d’essayer, de chanter et de ressentir la dynamique du groupe.
Car le chœur souhaite aussi accueillir de nouvelles voix. « Le top serait d’être une trentaine », sourient les choristes. Les voix masculines, notamment, sont les bienvenues.
Que vous soyez chanteur expérimenté ou simplement curieux de découvrir votre voix, c’est peut-être le bon moment pour rejoindre l’aventure et contribuer à la préparation de ce magnifique concert anniversaire.
L’ail des ours, le réveil vert de la forêt jurassienne
Description
L’ail des ours (Allium ursinum) apparaît dès que les forêts humides du Plateau se réchauffent. Il forme rapidement de vastes tapis de feuilles vert tendre dans les sous-bois ombragés et le long des ruisseaux. Son odeur caractéristique d’ail frais annonce sans ambiguïté la fin de l’hiver.
Plante sauvage et alimentaire, l’ail des ours marque une rupture saisonnière : après des mois de nourriture conservée et plus lourde, il introduit une fraîcheur nouvelle dans l’alimentation et dans les usages médicinaux.
Anecdote culturelle et historique
Son nom fait référence à une croyance ancienne : les ours consommeraient cette plante au sortir de l’hibernation pour reprendre des forces. Qu’elle soit exacte ou non, cette image a traversé les siècles et associe l’ail des ours au renouveau, à la vitalité et à la sortie progressive de l’hiver.
Utilisation médicinale traditionnelle
L’ail des ours est considéré comme stimulant, digestif et légèrement antibactérien. Il soutient le métabolisme printanier et accompagne les transitions saisonnières. Son usage est avant tout alimentaire-médicinal, privilégiant la fraîcheur des feuilles.
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Recette – Beurre à l’ail des ours
Ingrédients
Une poignée de feuilles fraîches
100 g de beurre ramolli
Une pincée de sel
Préparation
Hacher finement les feuilles, les mélanger au beurre et saler légèrement.
Utilisation
À consommer sur du pain ou avec des légumes, en petites quantités.

Conseils et avertissements
Attention aux confusions possibles avec le muguet ou le colchique, qui sont toxiques. Toujours vérifier l’odeur d’ail et la forme des feuilles avant la récolte.
Le Plateau accueille les premiers signes du printemps, une période riche en émerveillements et en inspirations, avec de nombreux événements et activités dans la région.
Dans cette gazette :
Portrait d’André Weber, photographe, par Céline Latscha
Les événements à venir ces prochaines semaines
Nos perce-neiges, messagers du renouveau
Une pensée de Zaïna
Les nouvelles de Plateau Vivant et de la Maison du Plateau.
Cliquez sur l’image pour accéder à La Gazette.
Photographe atypique à l’objectif affûté, le Neuvevillois André Weber fait halte à la Maison du Plateau pour y exposer quelques-uns de ces plus beaux clichés.
Une rencontre authentique, à l’orée d’un bois ou entre les brumes automnales qui habillent la campagne de poésie et de douceur.
A découvrir dès le 7 mars -3 mai 2026
Vernissage le 7 mars de 10h-12h
à apprécier sans modération.
Il y a cette scène qui dit presque tout d’André Weber. Une promenade en forêt. Rien de spectaculaire. De la lumière entre les arbres, un silence tranquille. Et puis un homme, croisé au détour d’un sentier. Un visage très expressif, habité, comme sculpté par la vie. André le remarque immédiatement. Il n’est pas du genre à aborder les inconnus : il est plutôt de ceux qui observent, qui se retiennent, qui laissent passer. Il hésite, continue quelques mètres, puis s’arrête. Quelque chose insiste. Il fait demi-tour, s’approche, cherche ses mots, s’excuse presque : « Je me permets… est-ce que je pourrais vous tirer le portrait ? »
L’homme accepte. Simplement. Ils s’assoient. Ils parlent. De leur vie, du temps qui passe, des chemins parcourus. L’appareil est là, mais il ne prend pas de place entre eux deux. André photographie comme il regarde : sans brusquer, sans lui voler un peu de sa personnalité. Il n’a pas besoin de grandes phrases pour mettre quelqu’un à l’aise ; sa présence suffit. Quand il déclenche, on comprend que la photo n’est pas une « capture », mais une forme de confiance. Plus tard, il envoie quelques images. La réponse arrive sous forme de lettre, longue, émue, pleine de reconnaissance. Ce courrier, il le garde comme on garde une preuve que l’image a touché juste : pas parce qu’elle flatte, mais parce qu’elle révèle.
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Cette manière d’être traverse tout son travail. André Weber ne chasse pas des images, il cherche des instants vrais. Il peut passer des heures sur une trace, revenir au même endroit encore et encore, accepter de rentrer sans rien. Ce n’est pas une coquetterie d’artiste : c’est sa façon de respecter ce qu’il photographie. Quand il suit les animaux, il parle de leurs habitudes, de leur rythme, de la nécessité de « savoir entrer chez eux ». Il observe les chevreuils, apprend les passages, comprend ce qui les inquiète, ce qui les rassure. Il se fond dans le paysage. Pas pour se rendre invisible au sens spectaculaire, mais pour ne pas être un obstacle. Pour que le vivant reste vivant.

Ses photos portent cette patience. Une fleur fragile surgit d’un sous-bois sombre, et l’on sent qu’elle n’a pas été « mise en scène » : elle a été trouvée, au bon moment, dans la bonne lumière. Un renard fixe l’objectif, net, présent, sans que l’on sache s’il va fuir ou rester. La brume, elle, est l’une de ses matières favorites : elle ne masque pas, elle raconte. Elle adoucit les contours, ouvre des formes, relie la terre au ciel. Dans ces images, le réel garde son exactitude, mais il gagne une profondeur presque mystique — ce surplus – ce surplus que tu décris très justement — sans jamais basculer dans l’artifice.
La photo de la pleine lune derrière l’émetteur de Chasseral résume aussi cette rigueur. Trois ans d’attente. Une douzaine de pleines lunes par an, mais presque chaque fois un obstacle : un nuage mal placé, un voile trop dense, un axe qui n’est pas exactement celui qu’il faut. À l’époque où l’on peut tout fabriquer, tout assembler, tout « améliorer », André Weber choisit l’inverse. Il se refuse à l’intelligence artificielle pour produire ce que le ciel n’a pas donné. Il pourrait, bien sûr. Mais ce serait trahir ce qu’il cherche : la vérité d’un instant. L’authenticité du moment. Ce matin où l’astre se cale enfin derrière la tour, immense, posé dans un bleu spectaculaire, l’image n’impressionne pas seulement par sa beauté. Elle impressionne parce qu’elle a demandé de la fidélité : à un projet, à un lieu, à une manière de faire.
André Weber ne se met jamais en avant. Il préfère disparaître derrière ce qu’il photographie. Il ne parle pas de « performance », il parle de sentiment : retrouver, dans l’image finale, ce qu’il a ressenti au moment du déclenchement. Comme si la photographie avait pour mission de sauver quelque chose qui, sinon, s’évanouirait — un frisson, une présence, une paix. Il y a là une idée simple, presque dérangeante : le bonheur est souvent devant nous, mais on ne le voit plus. On s’habitue, on passe, on devient aveugle. Ses images, elles, obligent à ralentir. À regarder vraiment.
Dans un monde saturé d’instantané, de retouche et d’images fabriquées, sa démarche prend une tonalité presque résistante. Il choisit la lenteur. Il accepte l’échec. Il revient. Et lorsqu’enfin quelque chose s’accorde — un regard, une lumière, une lune — ses photographies ne crient pas victoire. Elles murmurent. Elles rappellent que la beauté existe encore, qu’elle n’a pas besoin d’être inventée, seulement rencontrée. Et qu’un photographe, parfois, n’a pas d’autre rôle que celui-ci : ouvrir une fenêtre, puis s’effacer.
La photographie ne consiste pas seulement à capturer le temps réel en temps intemporel, c’est aussi une manière de communication universelle qui peut être comprise par tous, indépendamment du langage ou d’origine. Une manière de montrer l’âme des choses.
Céline
Le perce-neige, messager discret du renouveau.
Alors que l’hiver s’allège sur le Plateau jurassien, une petite fleur blanche ose déjà traverser le gel et parfois même la neige. Le Galanthus nivalis, plus connu sous le nom de perce-neige, est souvent le premier signe visible que la saison froide amorce sa transition.
Autour du Chasseral, en lisière de forêt, dans les prairies fraîches ou les zones légèrement humides après la fonte des neiges, il apparaît discrètement entre fin février et début mars, selon l’altitude. À 800–1000 mètres, il peut déjà former de petits tapis blancs délicats, annonçant le réveil progressif de la terre.
Une fleur chargée d’histoire
Son nom botanique, Galanthus, vient du grec « gála » (lait) et « ánthos » (fleur) — littéralement « fleur de lait ». Introduit et largement diffusé en Europe au Moyen Âge, notamment par les jardins monastiques, le perce-neige est devenu au fil des siècles un symbole d’espérance, de pureté et de renaissance.
Dans les traditions alpines et jurassiennes, apercevoir le premier perce-neige signifiait que l’hiver avait perdu de sa force. La lumière revenait, imperceptiblement mais sûrement.
Résilience et délicatesse
Plante vivace à bulbe, le perce-neige possède une remarquable capacité d’adaptation. Sa floraison précoce et sa résistance au froid témoignent d’une force tranquille. Il ne cherche pas à dominer le paysage ; il s’impose par sa constance.
Sur le plan scientifique, la plante contient de la galantamine, un alcaloïde utilisé en médecine moderne dans certains traitements des troubles cognitifs. Toutefois, le perce-neige reste une plante toxique et ne doit en aucun cas être consommé.

Dans le contexte du Plateau, où les saisons sont marquées et les hivers parfois rigoureux, le perce-neige rappelle que chaque cycle a sa dynamique propre. Sous la surface gelée, la vie travaille déjà.
Observer cette petite fleur, c’est se souvenir que le renouveau ne fait pas toujours de bruit. Il commence souvent en silence, dans la discrétion, mais avec détermination.
À l’approche du printemps, le perce-neige nous invite à porter attention aux signes subtils : la lumière qui s’allonge, les sols qui se réchauffent, les bourgeons qui gonflent. Une transition douce, mais bien réelle.
Le Galanthus nivalis (perce-neige) est l’une des toutes premières fleurs à émerger sur le Plateau et autour du Chasseral.
Christelle C.
En ce cœur de février, le Plateau continue de vibrer sous le souffle de l’hiver.
Nous partons à la découverte de l’Épicerie de Prêles, des noisetiers en fleurs et des nombreuses activités qui animent notre région.
Une nouvelle édition de La Gazette prend vie, portée par l’énergie et l’engagement d’ici.
Depuis le 9 décembre 2022, l’Épicerie de Prêles a ouvert ses portes grâce à l’initiative de Silvana, qui souhaitait offrir un espace à son image : chaleureux, créatif et convivial.
« Je voulais partager mon univers : la cuisine, les plantes, mes créations… et tout simplement ce que j’aime », explique-t-elle.
Mais pour Silvana, ce projet, c’est aussi une rencontre avec les autres : «J’aime partager ce que je fais et découvrir ce que les gens apprécient. »
L’épicerie propose principalement des produits locaux et suisses, parfois bio, mais elle ouvre aussi la curiosité vers d’autres horizons.
Silvana Bordas a toujours beaucoup aimé la cuisine. Formée en Argentine à l’école de cuisinière, elle a perfectionné son art avant de poser ses valises en Suisse. Sa passion pour la nature l’a ensuite conduite à suivre un CFC d’horticultrice à Neuchâtel, combinant ainsi savoir-faire culinaire et respect du terroir. Aujourd’hui, à l’Épicerie de Prêles, elle partage avec ses clients des produits soigneusement sélectionnés et des recettes inspirées par la richesse du Plateau, alliant goût, qualité et authenticité.
Parmi les produits disponibles, on retrouve : Fromages de Lignières, Nods, du Jura et de Fribourg (5 fromageries différentes), Chocolats de Patrice de La Neuveville, Pâtes à tartiner de Christoph de Courtelary, Confitures de Justine de Lamboing, Pâtes artisanales de Lignières.
Silvana fait une sélection de produits qu’elle aime beaucoup utiliser chez elle, pour la préparation de ses repas et une vie en pleine santé.
Mais l’Épicerie de Prêles, ce n’est pas seulement des produits à acheter : c’est un lieu de vie et de créativité.
Silvana présente les différentes facette de l’Epicerie :
L’épicerie – pour découvrir et cuisiner avec des produits locaux et de saison
Les plantes et la décoration – un espace où Silvana présente des créations artisanales et des objets décoratifs.
Le café et la cuisine – un lieu de rencontre où l’on peut déguster les spécialités maison, comme les tresses chaque samedi, les empanadas et autres créations culinaires
Une belle collaboration avec Chez Justine à Lamboing – un espace de projets communs et d’événements partagés.
Echange culturel : Originaire d’Argentine, Silvana aime partager quelques spécialités comme “les focaccias, des escargots à la cannelle, des pâtisseries maison et le maté”. Ses clients lui permettent aussi de découvrir des spécialités suisses dont une petite anecdote : « En Argentine, on ne consomme des haricots que durant la saison. Ici, des clients m’ont demandé des haricots secs suisses. Ce fut une grande découverte, et j’ai trouvé de quoi les proposer dans mon épicerie ! »
Malgré son enthousiasme et son énergie, Silvana souligne que diriger une petite entreprise dans un village reste un défi, notamment en termes de sécurité et de continuité.
Son souhait : que l’épicerie continue à être un lieu de rencontre, d’échange et de convivialité, où l’on peut faire ses achats locaux tout en partageant un moment chaleureux autour d’un café ou d’une spécialité maison.
Avec son sourire, sa créativité et son amour du partage, Silvana a su créer à Prêles un endroit où chacun peut se sentir accueilli, découvrir de nouvelles saveurs et profiter d’un moment de convivialité unique.
https://www.instagram.com/lepicerie.preles/
Quand l’hiver s’apaise et que février s’avance, le noisetier se distingue sur nos collines et dans nos bois, annonçant discrètement le printemps.
On les rencontre partout sur Le Plateau, et même dans les clairières du Chasseral, là où le soleil caresse ses branches tortueuses.
Ses fleurs mâles, appelées chatons, pendent dès janvier, tandis que les fleurs femelles, minuscules et rouges, s’épanouissent sous le vent doux de février.
C’est un symbole de protection, d’abondance et de renouveau, un petit trésor de nos paysages du Plateau.
Légende locale :
Autrefois, on disait que le noisetier portait chance aux amoureux : un jeune couple qui plantait un noisetier ensemble verrait son amour grandir solide comme le bois de l’arbre. On racontait aussi qu’il chassait les mauvais esprits : ses branches, accrochées aux portes ou aux fenêtres, protégeaient la maison contre les sorts et les maladies.
Ainsi, le noisetier n’est pas seulement un arbre à fruits ; c’est un symbole de protection, d’abondance et de renouveau, un petit trésor de nos paysages du Plateau. En février, quand ses chatons dansent au vent, il nous rappelle que la vie reprend toujours, même dans le froid de l’hiver.
Le secret sucré des chatons
Sur le Plateau, les hivers sont longs et silencieux. Les anciens racontent qu’en février, quand les chatons de noisetier se balancent au vent, il suffit de les cueillir délicatement pour attraper un peu de lumière et de chaleur de l’arbre.
Autrefois, les villageois trempaient ces petites fleurs dans du chocolat fondu, mélangeant leur parfum doux et subtil à la richesse des noisettes. On disait que chaque bouchée apportait un peu de courage, un peu de douceur, et parfois même un sourire inattendu.
Aujourd’hui encore, préparer ces chocolats aux chatons est une manière de se relier à la nature, de goûter l’hiver autrement, et de se rappeler que même dans le froid, le Plateau sait offrir ses trésors les plus simples et les plus précieux.
Vertus médicinales
Depuis l’Antiquité, le noisetier est un allié santé :
• Les feuilles, infusées, sont diurétiques et favorisent la digestion.
• L’écorce et les chatons ont été utilisés pour soulager les rhumatismes et stimuler la circulation sanguine.
• Les noisettes, riches en vitamine E et en acides gras essentiels, sont de véritables boosters naturels pour le cœur et le cerveau.
Caractéristiques
• Hauteur : jusqu’à 6 mètres, parfois plus en vieux sujets.
• Feuilles arrondies et doublement dentelées.
• Fruits : la noisette, petite mais riche, mûrit à l’automne et se cache souvent sous un bonnet vert.
• Bois léger, apprécié pour les outils, les flèches et les tuteurs.
Sur Le Plateau, on le rencontre au plateau de Diesse, à Lignières, à Nods, et même dans les clairières du Chasseral, là où le soleil caresse ses branches tortueuses. Ses fleurs mâles, appelées chatons, pendent dès janvier, tandis que les fleurs femelles, minuscules et rouges, s’épanouissent sous le vent doux de février.
A découvrir :
Ces dernières semaines, l’association a renforcé la dynamique socio-culturelle du Plateau en créant et en nourrissant des liens entre les sociétés de la région. À travers des soirées informatives conviviales, mêlant apéritifs et moments d’échanges, ainsi que de nombreux contacts directs, une belle synergie s’est mise en place.
En 2022, le Brass Band de Lignières a célébré un anniversaire marquant : 100 ans d’existence. Un siècle de musique, d’engagement et de moments partagés qui témoignent de la vitalité de cet ensemble emblématique de la région. Loin d’être figé dans le passé, le Brass Band de Lignières est aujourd’hui plus vivant que jamais, porté par une équipe dynamique et intergénérationnelle, animée par l’amour de la musique et le plaisir de jouer ensemble.
Depuis ses débuts, le Brass Band a toujours occupé une place importante dans la vie locale. Concerts, manifestations, fêtes villageoises ou événements régionaux : sa musique accompagne les temps forts du Plateau et crée des liens durables entre les habitants. Cet ancrage régional fort est l’une des grandes richesses de l’ensemble, qui allie tradition et ouverture, exigence musicale et ambiance chaleureuse.
Une aventure musicale collective
Le Brass Band de Lignières, c’est avant tout une aventure humaine. Chaque musicienne et chaque musicien apporte sa couleur, son énergie et son engagement à la musique et au groupe. La complémentarité entre les instruments – cuivres, percussions – mais aussi entre les personnalités, crée une dynamique unique. Ici, la musique est vécue comme un langage commun, un espace de rencontre et de partage, où chacun trouve sa place.
Une musique accessible et inspirante
Le répertoire du Brass Band de Lignières est varié et accessible, mêlant pièces classiques du brass band, musiques contemporaines, arrangements modernes et œuvres plus festives. Cette diversité permet de toucher un large public et de faire découvrir toute la richesse de la musique d’ensemble.
Le concert annuel – 14 mars 2026
Un rendez-vous à noter dès maintenant : le concert annuel du Brass Band de Lignières aura lieu le 14 mars 2026. Ce moment fort de l’année musicale promet une soirée riche en émotions, en découvertes et en partages. Le public pourra y retrouver l’enthousiasme et la qualité musicale qui font la réputation de l’ensemble, dans une ambiance conviviale et festive.
Ce concert est aussi une belle porte d’entrée pour celles et ceux qui souhaitent mieux connaître le Brass Band, son esprit et son univers musical.
Rejoindre le Brass Band : bienvenue aux nouvelles personnes
Le Brass Band de Lignières est ouvert aux nouvelles personnes intéressées à se joindre à l’ensemble. Que vous soyez musicien·ne expérimenté·e ou que vous souhaitiez reprendre un instrument, l’équipe vous accueille avec les bras ouverts. Rejoindre le Brass Band, c’est apprendre, progresser, partager une passion commune et vivre la musique dans un cadre stimulant et humain.
Un acteur culturel essentiel du Plateau
Par son engagement sur la durée, le Brass Band de Lignières contribue activement à la vie culturelle du Plateau. Il rappelle combien les sociétés locales jouent un rôle essentiel dans la cohésion sociale, la transmission et le dynamisme régional. Après 100 ans d’histoire, le Brass Band continue d’écrire la sienne, avec enthousiasme et ouverture vers l’avenir.
Pour en savoir plus sur le Brass Band de Lignières, ses activités et ses prochains événements :
👉 https://plateau-vivant.ch/annuaire/brass-band-lavenir-lignieres-2/
Une belle invitation à écouter, ressentir… et peut-être à rejoindre l’aventure musicale. 🎶
Le plantain lancéolé – la plante qui suit le chemin
Le plantain lancéolé (Plantago lanceolata) est discret, mais remarquablement résistant. Il pousse là où l’on marche : le long des chemins, dans les prés, aux abords des villages. Cette proximité avec les lieux de passage en a fait une plante familière, presque compagne du quotidien.
Même en hiver, il survit grâce à ses rosettes basses, plaquées au sol. La neige le protège du gel et du vent. Alors que beaucoup de plantes disparaissent, le plantain reste présent, silencieux et fidèle à sa place.
Traditionnellement, il est connu comme plante contre la toux et pour la peau. Ses feuilles apaisent, désinfectent et favorisent la cicatrisation. Dans les campagnes, il faisait partie des remèdes simples, transmis sans livres, par l’observation et l’expérience.
Une plante des voyageurs
Le saviez-vous ?
On appelait autrefois le plantain la « plante des pas », car il suivait les traces humaines. Les marcheurs appliquaient ses feuilles sur les ampoules ou les petites blessures, souvent directement au bord du chemin. Cette fidélité aux lieux de passage explique pourquoi on le retrouve encore aujourd’hui, même en plein hiver.
Comment le repérer sous la neige ?
• Rosette très plate, collée au sol
• Feuilles étroites aux nervures parallèles
• Bords de chemins, zones piétinées
• Neige souvent plus fine ou déplacée
• Pointes de feuilles parfois visibles sur le côté
A découvrir : Les sociétés du Plateau – Femina Sport – Nos chênes – Evénements et Nouvelles
Les sociétés du Plateau sont le cœur battant de notre région.
Elles renforcent le sentiment d’appartenance, valorisent les savoir-faire locaux et nourrissent une vie communautaire essentielle à l’équilibre de notre région.
Le chêne – arbre de force, d’ordre et de soin
Le chêne (Quercus robur / petraea) est l’un des arbres les plus marquants du Jura. Sa longévité, sa stature et son enracinement profond en ont fait depuis toujours un symbole de force, de stabilité et de protection. De nombreux chênes étaient déjà là lors de la fondation des villages – et ils sont encore présents aujourd’hui. Leur croissance lente évoque une solidité construite dans le temps.
On se réunissait sous les chênes, on y faisait halte, on s’y orientait. Ils faisaient partie du paysage vécu, pas seulement observé. Dans le Jura, ils marquent souvent des lieux de passage, des clairières, des limites anciennes. Le chêne n’était pas un arbre ordinaire, mais un repère.
Sur le plan médicinal, on utilisait surtout l’écorce, très riche en tanins. Elle était reconnue pour ses propriétés astringentes et anti-inflammatoires, notamment pour la peau. En hiver, lorsque l’arbre est au repos, l’écorce concentre sa force – c’est alors qu’elle était traditionnellement prélevée avec respect.
Une anecdote culturelle
Le saviez-vous ? Autrefois, les assemblées et les jugements avaient souvent lieu sous les chênes. Arbre de justice et d’équilibre, il symbolisait l’ordre et la mesure. Son usage médicinal reflète cette symbolique : l’écorce protège, resserre et redonne de la structure là où il y a irritation ou déséquilibre. Le chêne soigne en ramenant de la tenue.
Même en hiver, lorsqu’il paraît nu et silencieux, sa présence reste forte et rassurante.
Vertus médicinales du chêne
Partie utilisée : Écorce
Effets :
• astringent puissant
• anti-inflammatoire
• protecteur
Utilisation :
Décoction pour compresses, bains ou lavages
(usage externe traditionnel)
La Gazette du Plateau vous accompagne en ce début d’année comme un espace de lien, d’information et d’inspiration au cœur de notre région.
À chaque édition, elle met en lumière les initiatives locales, les événements, les projets et les personnes qui font vivre le Plateau au quotidien.
Pensée comme un lieu de partage, elle fait se rencontrer idées, savoir-faire, engagements et élans créatifs.
Vous y trouverez l’agenda des activités, des portraits, ainsi que des nouvelles des associations et entreprises locales.
En 2026, La Gazette du Plateau évolue avec vous pour nourrir un Plateau vivant, solidaire et inspirant 🌿
L’antenne et l’hôtel-restaurant du Chasseral constituent un véritable point de repère tant pour les habitants du plateau que pour les visiteurs.
Perché à 1’600 mètres d’altitude, Le Chasseral est bien plus qu’un établissement hôtelier : C’est un lieu emblématique du Plateau, offrant une vue panoramique à 360 degrés parmi les plus spectaculaires de la région. Il incarne depuis des générations l’esprit d’accueil, de rencontre et de partage propre à la région.
L’établissement propose un service hôtelier complet, une offre gastronomique soignée, des événements variés ainsi que des expériences nature destinées aussi bien à la population locale qu’aux hôtes venant de Suisse et de l’étranger. Ici, la nature, la détente et la culture régionale se rejoignent harmonieusement, dans un cadre à la fois authentique et inspirant.

Un lieu d’expérience vivant, authentique et durable.
“Notre ambition est de faire du Chasseral un lieu vivant, accueillant et respectueux de son environnement. Nous œuvrons au quotidien pour un tourisme doux, en lien étroit avec les acteurs locaux, afin de valoriser l’économie régionale, le patrimoine et les paysages uniques du massif.
Pour nous, le Chasseral est avant tout un lieu de vie et de partage : un espace de rencontre, de détente et d’inspiration, ouvert à toutes et tous. Profondément ancré dans son histoire et son territoire, il vit au rythme de son environnement et des personnes qui l’habitent, le traversent et s’y retrouvent.«
Ancré dans le tourisme durable, l’établissement et son équipe accueillent hôtes d’ici et d’ailleurs dans un esprit de convivialité et de culture régionale. Depuis le 3 décembre 2025, Marion Carnal et Joris Zahnd en assurent la codirection et se réjouissent de vous accueillir au Chasseral.
« Nos objectifs s’inscrivent dans une vision humaine et respectueuse du territoire. Nous tenons également à renforcer l’économie régionale en collaborant étroitement avec les producteurs, artisans et acteurs locaux, afin de valoriser les savoir-faire de la région. La préservation du patrimoine culturel et paysager, qui fait l’identité unique du massif, est au cœur de notre engagement.«

Photo : Joris Zahnd, Elias Vogt, Marion Carnal, Michael De Santis
Des défis relevés ensemble. Gérer un établissement à cette altitude est une aventure exigeante. La saisonnalité, les conditions climatiques, l’entretien des infrastructures et la recherche de personnel qualifié font partie des défis quotidiens. À cela s’ajoutent les enjeux liés à la mobilité durable, à l’accessibilité et aux rénovations énergétiques nécessaires pour assurer la pérennité du site.
Dans ce contexte, le soutien du tissu régional, les partenariats, la mise en réseau et l’organisation d’événements jouent un rôle essentiel. Ensemble, ces collaborations permettent au Chasseral de rester un acteur central de la vie touristique et culturelle du Plateau.
L’Hôtel-Restaurant Chasseral se veut avant tout un lieu vivant, simple et chaleureux, où l’on se sent chez soi, que l’on monte pour la première fois ou que l’on y revienne depuis toujours. Un lieu pour se rencontrer, partager, s’inspirer… et continuer à faire battre le cœur du Plateau, là-haut, au sommet.
C’est toujours un moment précieux de monter jusqu’au Chasseral, de laisser le brouillard derrière soi et d’accueillir la lumière d’un lever ou d’un coucher de soleil.
Là-haut, le temps semble ralentir, l’horizon s’ouvre et le regard respire.
Prendre quelques instants pour savourer une boisson ou un repas de saison au restaurant prolonge cette parenthèse.
Une expérience simple, authentique, qui relie nature, convivialité et plaisir des sens.
Hotel Restaurant Le Chasseral, Route de Chasseral 124, 2518 Nods
Restaurant/Hotel: +41 32 751 24 51 E-Mail: info@chasseral-hotel.ch
Heures d’ouverture : cliquez ici


Photo présentation sur la droite: www.vincentbourrut.ch
Autre photos : www.matthiaskaeser.ch et www.chasseral-hotel.ch
Photo de l’antenne en bas : Valentin Wepfler de Plateau Vivant
Joyeuses Fêtes à tous
Portrait : Evoluer en toute liberté sur ce Plateau qui l’a vu grandir est pour Lesly Thévoz un bonheur véritable.
Evénements des prochaines semaines : Agenda du Plateau.
Une pensée de Noêl à tous de la part de Valentin Wepfler, président de Plateau Vivant.
Nos épicéas …. Cliquez sur la photo pour lire La Gazette 004
Elle est née à Bienne, mais c’est sur le Plateau de Diesse que Leïla Thévoz a appris l’essentiel : lever la tête, marcher longtemps, s’arrêter pour regarder. Depuis l’âge de 3 ans, elle grandit avec cette lumière particulière des hauteurs et ce mélange de proximité et d’horizons ouverts qui façonnent une manière d’être au monde. Aujourd’hui installée à Nods, elle y revient sans cesse — par attachement, par respiration, et parce que ses images, d’une manière ou d’une autre, y prennent toujours racine.
Après le gymnase à Bienne, le chemin n’est pas encore tracé. Elle commence l’université, hésite, cherche. Puis viennent les stages. À 21 ou 22 ans, un passage à TeleBielingue agit comme un déclic : le rythme, le terrain, la fabrication du récit. Le stage se prolonge, puis viennent les collaborations en freelance, notamment pour la chaîne. Ensuite, presque cinq ans à la radio locale RJB comme animatrice : une école de la voix, de l’écoute, de l’instant présent. Mais assez vite, une évidence s’impose : ce qui l’attire profondément, c’est l’image.

Du son vers le cadre
Elle part alors à Paris, où elle suit un bachelor en documentaire. Là-bas, elle affine une manière de filmer qui ne force rien, qui approche avec délicatesse, attentive aux silences autant qu’aux paroles. En parallèle, elle continue à travailler comme journaliste-reporter d’images, tout en développant ses propres projets. Paris lui offre une densité culturelle stimulante, mais sans jamais rompre le fil qui la relie au Plateau.
C’est dans ce contexte qu’elle se met à travailler sur son premier long métrage documentaire, Dis-moi ton secret. Un film né d’une question ancienne, presque intime, et d’un souvenir d’enfance qui n’a jamais cessé de l’accompagner.
La part du mystère
Dans sa famille, un épisode a marqué durablement les esprits. L’une de ses petites sœurs — Leïla en a trois — avait, enfant, une tumeur à la gorge. Les médecins ne savaient pas précisément de quoi il s’agissait et recommandaient une intervention. Les parents refusent, quittent l’hôpital. Quelques jours plus tard, un ami de la famille, muet, pose ses mains autour de la gorge de la fillette. La tumeur disparaît. L’enfant répète ensuite, avec la certitude limpide des très jeunes : « le vieux monsieur m’a pris ma boule ».
On lui dira plus tard que les fées n’existent pas, qu’il faut se méfier des sorcières. Mais Leïla a grandi avec un père attentif, joueur, qui a appris à ses filles à regarder la nature de près, à s’y plonger avec curiosité et respect. Dis-moi ton secret ne cherche pas à expliquer ni à convaincre. Le film observe, écoute, questionne. Il laisse une place au doute, à l’invisible, à cette part de mystère qui résiste aux certitudes trop rapides.
Revenir à l’essentiel
Lorsqu’elle revient sur le Plateau avec cette expérience et ce film, elle choisit de faire ce qui la touche vraiment. Et puis, elle est devenue maman. Son fils, Lenny, a modifié l’échelle des choses. Paris était riche, foisonnant, mais voir son enfant grandir ici, courir dans les prés, jouer dehors, lui paraît aujourd’hui une évidence. Un besoin. Un héritage à transmettre.

Elle continue de travailler à TeleBielingue et propose une série, Un jour en sept minutes. L’un des épisodes suit la sage-femme qui l’a accompagnée lors de son accouchement. Une figure reconnue, presque emblématique dans le milieu biennois, dont le travail la fascine. L’idée d’un film plus long autour de cette femme continue de mûrir : quelque chose de fort, profondément humain, et pourtant très ancré dans la région. Ces projets racontent aussi une manière de vivre, étroitement liée au territoire. Le Plateau n’est pas seulement un décor, mais un espace de ressourcement, un lieu où Leïla Thévoz se retrouve pleinement.
Le Plateau comme respiration
Depuis l’âge de dix ans, l’équitation occupe une place centrale dans sa vie. Le cheval est son animal fétiche. Avec Hidylle, elle traverse les marais, longe les forêts, galope quand l’espace s’ouvre. « C’est ma méditation », dit-elle. Là, elle se sent libre, pleinement présente.
Elle aime aussi le lac, tout proche. Cette possibilité, presque évidente quand on vit sur le Plateau, de passer rapidement des hauteurs aux rives. Elle nage, rame en paddle, pratique le foil, avec cette impression de voler au-dessus de l’eau. Une sensation de légèreté qui fait écho à sa manière d’aborder la vie et le travail.
Son lieu préféré reste pourtant une petite forêt, derrière la dernière ferme de Châtillon, en direction de Lignières. Avant d’y arriver, juste là. Elle aime l’automne, les couleurs, mais aussi cette période où le givre recouvre les branches, quand le paysage devient silencieux et presque irréel. Poétique, parfait.
Attachée aux gens, à sa famille, à ses sœurs — quand elles se retrouvent à Nods, c’est toujours la fête — Leïla Thévoz incarne une manière d’habiter le Plateau sans nostalgie, mais avec profondeur. Filmer le proche, croire encore à une forme de magie du réel, avancer avec douceur et exigence : chez elle, la sensibilité n’est pas un refuge, mais une force.
Céline Latscha

Légende-photo : Evoluer en toute liberté sur ce Plateau qui l’a vu grandir est pour Leila Thévoz un bonheur véritable.

Je souhaite à toutes et à tous, de belles fêtes, un Noël paisible, et tout de bon pour la nouvelle année.
Un bon fondement – à entretenir
Chez nous, on a quelque chose qu’on n’achète pas : la proximité. On se connaît, on se salue, on se croise. À l’école, dans les sociétés locales, au magasin, à la déchetterie, à l’assemblée communale… et souvent simplement « deux mots devant la porte ».
La proximité entre les citoyens du plateau apporte convivialité et renforce nos liens.
C’est un peu comme une terre ou une ferme : quand on l’entretient, ça donne. Quand on laisse aller, les mauvaises herbes poussent vite. Pas parce que les gens sont méchants – mais parce que c’est comme ça.
Quand on regarde autour de nous, on le sent : dans beaucoup d’endroits, le ton se durcit. Les avis s’éloignent, et parfois on a l’impression que chacun parle surtout « dans son coin ». Beaucoup ne s’informent plus que par leur propre canal, restent dans leur bulle – et ça devient plus difficile de se mettre vraiment à la place de l’autre.
En Suisse aussi, on en voit par moments les premiers signes. Et justement pour ça, j’aimerais qu’ici on fasse attention – pour que cette façon de se diviser ne prenne pas racine chez nous.
Ce que ces dernières années ont fait avec nous
La période du Covid a chamboulé bien des choses. La distance, l’incertitude, des informations parfois contradictoires… chez beaucoup, ça a laissé des questions. Et pendant qu’on se voyait moins, les réseaux sociaux, eux, sont devenus encore plus bruyants.
Résultat : des lectures très différentes de la situation. De la critique posée, jusqu’à des récits que d’autres appellent des théories du complot. Et ce n’est pas passé « ailleurs » : parfois, ça a traversé des familles, des amitiés, des voisinages.
Ça nous a rappelé une chose : la cohésion, c’est précieux… et c’est plus fragile qu’on ne le croit. Il suffit de peu pour que des malentendus deviennent des fossés.
Alors, certains se retirent, d’autres parlent plus fort – et le dialogue au milieu devient compliqué. C’est là, je crois, qu’on a quelque chose à faire : non pas chercher des coupables, mais trouver comment rester en conversation malgré des avis différents.
Peut-être que ça commence par du simple
Je ne pense pas qu’on règle ça avec de grands discours. Mais peut-être avec de petits pas – comme on le fait dans la vie de tous les jours.
On pourrait, par exemple, s’exercer à :
Et ça, ça ne commence pas à Berne. Ça commence chez nous : autour de la table, au bistrot, dans l’étable, au club, à l’assemblée.
L’humilité – comme avec la météo et la récolte
Pour moi, il y a un mot qui sonne un peu ancien, mais qui est très « de chez nous » : l’humilité.
L’humilité, c’est se dire : j’ai mon avis – avec mes expériences, ma situation, mon quotidien. Mais je ne vois pas tout. Et je peux me tromper.
C’est un peu comme la météo : on observe, on fait au mieux… et malgré tout, ça peut tourner autrement. Ou comme la récolte : on travaille, on s’applique, mais on sait bien qu’on ne maîtrise pas tout. C’est le ton qui fais la musique. Et souvent, ça change déjà l’ambiance. Le ton baisse. La discussion redevient possible.
Un vœu pour notre Plateau
Peu importe la religion ou la conviction de chacun. Peu importe notre sensibilité politique, notre âge, le fait d’être d’ici depuis toujours ou d’être arrivés plus récemment.
Allons les uns vers les autres. Parlons-nous – plutôt que de parler les uns des autres. Et ne laissons pas des désaccords devenir des fractures.
Comme ça, le Plateau peut rester une région où la diversité ne divise pas, mais enrichit – simplement, concrètement, humainement.
Je souhaite à toutes et à tous, de belles fêtes, un Noël paisible, et tout de bon pour la nouvelle année.
Valentin Wepfler
Président de Plateau Vivant
Evénements du Plateau :
Afin de valoriser les initiatives locales, Plateau Vivant met à disposition un agenda partagé.
Vous pouvez sélectionner :
Vous pouvez sélectionner en mode : grid, calendrier ou carte.
Si votre événement n’y figure pas encore, merci de nous contacter, nous serons heureux de l’inclure et de le promouvoir dans nos prochaines publications.
Nos Cynorhodons (Rosa canina) – un trésor rouge jusqu’en janvier
Les cynorhodons, ces petits soleils rouges d’hiver parfois surnommés gratte-culs, illuminent nos haies jusque tard dans la saison et regorgent de bienfaits. On les aperçoit partout sur le Plateau et dans le sud du Jura : le long des chemins, aux lisières des forêts et sur les versants ensoleillés.
Extrêmement riches en vitamine C – bien plus que les citrons – les cynorhodons renforcent naturellement le système immunitaire. Ils contiennent également des flavonoïdes et des antioxydants précieux pour la santé.
Après le gel, leur chair devient particulièrement douce et sucrée : le moment idéal pour les récolter.
• Tisane fraîche de cynorhodon (retirer les pépins)
• Compote ou marmelade de cynorhodon
• Poudre de cynorhodon pour lutter contre la fatigue hivernale
Un fruit simple, accessible, mais incroyablement nourrissant.
La Rosa canina est l’une des plus anciennes plantes médicinales d’Europe. Déjà, les Celtes utilisaient ses fruits rouge vif comme tonique d’hiver. Les Romains, eux, l’appréciaient pour combattre la fatigue et les infections.
Le terme « canina » provient d’un ancien récit romain affirmant que sa racine pouvait guérir une morsure de chien enragé (canis). Bien que cette histoire ne soit pas scientifiquement confirmée, elle a donné son nom à la plante.
Au fil des siècles, le cynorhodon est devenu une véritable plante de survie. En période de disette ou de guerre, il offrait une source fiable de vitamine C en hiver. Transformé en sirop, en compote ou en thé, il a soutenu la santé de générations entières — un savoir que beaucoup de grands-parents transmettent encore aujourd’hui.
Dans notre région, difficile de trouver une plante aussi précieuse, résistante et généreuse au cœur de l’hiver. Les cynorhodons nous accompagnent fidèlement jusqu’en janvier, offrant une dose naturelle d’énergie et de couleur dans les mois les plus froids.
Un petit fruit discret… mais un véritable allié de saison.
En cette période de fêtes où les lumières scintillent et où les odeurs de cannelle envahissent nos maisons, nous avons souhaité mettre à l’honneur une personnalité locale qui apporte douceur, réconfort et poésie gourmande à notre région.
Installé sur le Plateau, Patrice, chocolatier artisan, crée avec passion des pièces uniques sous son nom d’atelier : “Patrice” ch.ocolat (www.ocolat.ch) .
Plus qu’un chocolatier, il est un explorateur du goût, un alchimiste du cacao, un créateur qui met du cœur et du sens dans chaque carré.
Nous l’avons rencontré pour parler de son projet, de ses inspirations, … et bien sûr, de ses spécialités de Noël.
Hello Patrice, quel est ton projet ?
Patrice sourit avec la simplicité et la chaleur qu’on lui connaît.
« Apporter de la simplicité, des goûts bruts et enrichir mes chocolats de produits confectionnés par mes soins. L’envie d’offrir quelque chose de sincère et de vrai. »
Son atelier s’inscrit dans une démarche artisanale : petites productions, choix rigoureux des matières premières, créativité libre et respectueuse du produit.
Quels sont tes objectifs et ta mission ?
Patrice aime résumer son intention en trois mots : partager, éveiller, transmettre.
« Partager les saveurs, les douceurs avec des produits variés, délicieux, à base de chocolat, et ce fameux kakaw qui nous rappelle l’essence et l’origine du cacao. »
Kakaw est le mot ancien du cacao qui signifie la force et qu’utilisaient déjà les cultures amérindiennes. Ce produit a été créé avec la précieuse collaboration de Christelle Chopard. À travers ce terme, ils souhaitent rappeler que le chocolat est plus qu’une gourmandise : c’est un héritage, un aliment sacré dans certaines traditions, une matière pleine de caractère, de bienfaits pour la santé et d’histoire.

« Le chocolat, le cacao, c’est un monde. Une complexité aromatique incroyable. Un voyage sensoriel.»
Qu’est-ce qui t’a inspiré dans cette voie ?
Le regard de Patrice pétille lorsque l’on évoque sa démarche créative.
« Je cherchais une manière de m’exprimer qui allie la complexité et la liberté de création. C’est une matière vivante, sensible, qui demande de la précision, de la patience, mais qui offre une palette immense. »
Il évoque le travail fascinant du chocolat : la fluidité de la matière fondue, les parfums qui se développent à la chauffe, la transformation subtile entre températures, textures et gestuelle.
C’est cette approche artistique, sensible, presque poétique, qui l’a guidé vers son chemin d’expert artisan chocolatier.
Quel est l’impact de ton travail sur le développement régional ?
Au-delà du plaisir gustatif, l’atelier de Patrice contribue à plusieurs dimensions importantes pour notre Plateau.
• L’économie locale :
Patrice privilégie les circuits courts pour ses collaborations régionales. Cela crée des synergies, multiplie les échanges et renforce la vitalité économique de la région.
• La santé et le bien-être :
Un bon cacao de qualité, est un aliment riche en antioxydants, en magnésium, en flavonoïdes et vitamine C. Le kakaw active la sérotonine et est bénéfique pour le moral. Le kakaw, c’est un booster de bien-être naturel. Surtout quand il est pur et respecté. »
Ses produits contiennent peu d’additifs, des ingrédients simples, et surtout beaucoup de rigueur dans la qualité des ingrédients utilisés.
• La culture et la mise en valeur du territoire :
L’artisanat raconté par Patrice, les ateliers qu’il souhaite développer, les dégustations, les créations sur mesure pour des événements… tout cela contribue à enrichir l’offre culturelle et gastronomique du Plateau.
Quels sont tes défis du moment ?
Comme beaucoup de créateurs passionnés, Patrice sourit lorsqu’on aborde ce sujet.
« Mon plus grand défi ? Trouver le temps ! J’ai beaucoup d’idées, trop même. J’aimerais développer de nouveaux produits, explorer de nouvelle saveurs, proposer des ateliers… mais les journées ne font que 24 heures. »
Le second défi est la visibilité.
« Je dois me faire connaître davantage. Les gens qui goûtent mes chocolats reviennent, mais il faut que le bouche-à-oreille continue. »

Et pour les fêtes de Noël ?
« Noël, c’est la saison du chocolat. »
Cette année, il propose :
• des pralinés artisanales aux saveurs épicées,
• des tablettes festives praliné–orange, mandarine, ou grand cru pur,
• des truffettes crémeuses
• des figurines de Noël 100 % artisanales,
• et quelques créations secrètes qu’il ne dévoile qu’aux visiteurs de dernière minute…
Chaque pièce est pensée avec soin, souvent en édition limitée.
Vous trouvez ses chocolats sur Le Plateau
Un chocolatier qui enrichit notre Plateau
Avec sa passion, sa créativité et son engagement pour un chocolat et un cacao de qualité, Patrice apporte une dimension unique à notre région. Son travail est une invitation à savourer, à découvrir, à ralentir — et à célébrer l’artisanat local.
En ces fêtes de Noël, soutenir un artisan du Plateau, c’est aussi nourrir notre économie, encourager le savoir-faire et savourer un produit authentique.
Nous lui souhaitons un magnifique mois de décembre… et beaucoup de douceur pour l’année à venir.
La Gazette ouvre un nouveau chapitre :
une rubrique de portraits dédiée aux habitants et habitantes qui font vivre le Plateau de Diesse.
Et si vous en faisiez partie ?
Nous recherchons des personnes dont l’engagement, le bénévolat, le caractère singulier ou la connaissance du Plateau méritent d’être mis à l’honneur.
Peut-être connaissez-vous quelqu’un qui incarne cet esprit ?
avec Vincent Bourrut
Prêles – Son regard capte ce qui nous échappe. Troubadour de l’instant, barde des nuances et des nuées, Vincent Bourrut est homme qui façonne un monde suspendu, où la lumière se fait confidence. Où chaque paysage révèle quelque chose de lui, sans jamais tout dévoiler.
Il y a, quelque part entre les collines du Plateau de Diesse et la brume matinale sur le lac de Bienne, un monde griffonné à l’encre sensible de quelqu’un qui écoute la lumière, sait capturer l’indicible, Vincent Bourrut. Enfant du « haut », né à La Chaux-de-Fonds en 1973, il pose ses valises aujourd’hui entre ciel et pâturages, dans ce coin du Jura bernois qu’il tient pour son refuge, son « île ». Un enracinement qui éclaire son parcours.
Etre chez soi, en s’ancrant ici
« J’ai commencé la photographie amateur à 26 ans, après des études d’informatique », confie-t-il. Ce basculement tardif, loin du parcours classique, donne d’emblée la tonalité de sa démarche : mêler la rigueur (cet œil affûté de technicien) à une quête d’atmosphère. Fidèle à ses attaches du Jura neuchâtelois et à ces ambiances de hautes terres, il s’installe sur le Plateau de Diesse, où le halo matinal, presque fantomatique aime à s’attarder, où le matin s’éveille sans bruit, “comme un voile posé sur les collines”.
« Quand je suis arrivé ici, je me suis dit : c’est chez moi. Avant, nous vivions à La Neuveville, mais je ne suis définitivement pas un lacustre. Le lac ne me manque pas. J’aime les montagnes », glisse-t-il, presque surpris lui-même de ce sentiment immédiat d’être arrivé à destination. Ce refuge intime transparaît dans ses clichés : un arbre solitaire qui émerge de nulle part, une prairie découvrant sa rosée à l’aube, un ruisseau dont le miroir troublé tremble sous les nuages.
L’arrière-monde en filigrane
Ses photographies révèlent une double nature : d’un côté, une douceur enveloppante – des teintes pastel, des formes floutées, une lumière tamisée ; de l’autre, des contrastes francs, une présence dense du réel. « Je suis d’un naturel plutôt ouvert… mais j’ai un côté anxieux et perfectionniste », reconnaît-il. Cette tension intérieure nourrit ses images : le calme apparent masque une quête, une vigilance, un désir presque obsessionnel de saisir l’instant juste.
Il ne jure que par la lumière naturelle. « Sans hésitation, lumière naturelle ! », affirme-t-il. La brume, surtout, est devenue son langage : elle rend l’air tangible, suspend le temps, invite le regard à glisser vers la sensation plutôt que vers la description. Elle transforme un paysage familier en confidence lumineuse.
Le professionnel, l’artiste, l’homme
Professionnel reconnu, il réalise reportages, portraits, mariages. Mais chez lui, jamais la commande n’efface l’artiste. Chaque séance porte quelque chose de son monde : une poésie diffuse, une présence discrète, une écoute patiente. On l’imagine guettant l’heure bleue, traquant la lumière rasante sur une route de campagne ou captant la musique des lieux, un silence quasi religieux qui s’installe quand la nature retient son souffle.
« Ce n’est pas l’appareil qui fait la photo », dit-il avec douceur, comme une évidence.
Puis est venue récemment une nouvelle respiration dans son travail, une envie de se réinventer. D’explorer d’autres territoires. Un penchant pour l’architecture, l’urbain, le graphisme des volumes. Il a choisi d’explorer ses propres racines à La Chaux-de-Fonds, avec des images au cadrage plus affirmé, aux lignes plus nettes, aux jeux de formes et de contrastes. Ce tournant s’illustre notamment dans son calendrier 2026 dédié à la métropole horlogère, où chaque mois dévoile un angle inédit de la ville. Cette série architecturale n’est pas un simple projet secondaire : c’est l’extension d’un univers, le prolongement de sa quête de lumière, mais désormais appliquée à l’espace construit, à la géométrie, à l’héritage urbain. Cette évolution visuelle révèle une autre facette de son tempérament : une sensibilité où l’ombre, la tension et les contrastes trouvent aussi leur place.
Comme cette part plus sombre que l’on retrouve dans ses goûts musicaux. Le métal, le dark jazz en ce moment, des univers plus rugueux qui contrastent avec la délicatesse de ses images. Cette dualité — ombre d’un côté, douceur de l’autre — traverse à la fois l’homme et son œuvre. Et c’est dans ce dialogue intérieur que se comprend son attachement au Plateau de Diesse, ce lieu qui apaise autant qu’il inspire.
Là où tout s’apaise
Un Plateau qui n’est pas seulement territoire pour lui. C’est une respiration. Un espace entre deux mondes, presque une île. Il aime ce sentiment d’éloignement sans isolement, cette manière qu’a le paysage de le tenir à distance juste ce qu’il faut pour stimuler son regard. « La patience et la persévérance sont essentielles », confie-t-il parfois. Alors il marche, il observe, il attend. La lumière finit toujours par venir.
Quand elle glisse alors sur le relief et que le paysage se dépouille de l’essentiel, sa photographie se mue en signature : une douceur rare, souvent touchante, jamais mièvre. Et derrière cette délicatesse, une densité émotionnelle, comme un écho de ses préférences. En matière de musique, certes, mais également pour ce qui est de la littérature. Ainsi, il nourrit aussi son imaginaire de lectures habitées par l’ombre : Edgar Allan Poe, Lovecraft, Stephen King. Des auteurs qui scrutent les failles, les silences, l’envers du décor. On retrouve chez lui cette même attention au trouble discret, cette manière d’aborder le monde par ses marges. Poe, avec sa profondeur mélancolique, résonne dans sa sensibilité fine ; Lovecraft, avec ses horizons inquiétants, dans son goût des atmosphères denses. Stephen King, enfin, dans cette faculté à révéler l’étrangeté tapie sous l’ordinaire. Sans que ses images ne deviennent sombres pour autant, elles portent parfois cette tension légère — une façon de suggérer que tout paysage, aussi paisible soit-il, cache toujours une histoire plus profonde.
Un regard à part
Rencontrer Vincent, c’est découvrir un homme discret, exigeant, quelquefois inquiet, toujours en quête de justesse. Rigueur et perfectionnisme.« Je suis un éternel insatisfait », glisse-t-il, presque en s’excusant. Mais c’est peut-être justement cette insatisfaction qui nourrit sa poésie : un désir constant de s’approcher de l’essentiel, faire corps avec le paysage, quel qu’il soit.
En s’ouvrant à d’autres horizons, Vincent Bourrut ne renonce jamais à ce qu’il est intrinsèquement. Un homme de lumière et d’ombre, de rigueur et de douceur, un artisan de la brume. Son Plateau est devenu son île — une île intérieure autant que géographique — d’où il regarde le monde, patiemment, humblement, poétiquement.
Céline Latscha
Un savoir-faire qui a du goût
Rencontre avec les co-créatrices : Thiébaut Valérie et Rouiller Danielle
Qu’est-ce qui distingue votre travail ?
Depuis 2016, nous fabriquons des pâtes artisanales, bio et régionales à partir de nos propres céréales : épeautre, blé, seigle et amidonnier. Nous maîtrisons toute la chaîne, de la culture à la transformation, pour offrir des produits authentiques et savoureux.
Quels sont vos objectifs ?
Valoriser la production agricole locale en proposant des produits régionaux de qualité, fabriqués avec plaisir. À long terme, contribuer à une économie plus solidaire et durable.
Qu’est-ce qui vous motive ?
Transformer nos propres céréales et recevoir les retours chaleureux et enthousiastes de nos clients. C’est ce lien direct qui donne du sens à notre travail.
Votre plus grand défi ?
Faire connaître notre savoir-faire et nos produits à une plus large échelle dans la région.
Journée porte ouvertes: Porte ouverte de l’atelier « Aux mille pâtes » fabrication de pâtes artisanales
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À découvrir
Avec Sarah Rizzardo
Chère Sarah, comment décris-tu ton travail et tes créations ?
Peinture intuitive, méditative. Elle permet de se reconnecter à soi, d’être dans un espace lié à nos émotions et de pouvoir les déposer, sur la toile, dans les couleurs, la vibration des couleurs, les formes, les mots… Se ressourcer, renouveler son énergie ou s’apaiser, écouter son coeur, être dans l’acceptation de ce qui est, ralentir…
Quels sont tes objectifs ?
Pouvoir partager, par mes créations, peintures ou textes-poèmes ou par des ateliers, cette façon d’aborder la peinture et d’ainsi sortir du mental analytique, de toute « technique » apprise et d’explorer le ressenti, de vivre les émotions consciemment, de s’accepter soi dans sa totalité.
Qu’est-ce qui t’a inspiré et continue à te motiver sur cette voie ?
Je me suis retrouvée bloquée devant ma toile, à réfléchir aux techniques apprises, à chercher un sujet à peindre, etc. Alors que je recherchais à me détendre après mes journées au travail, je créais frustrations et jugements. J’ai donc littéralement tout lâché, délaissé mes pinceaux et utilisé mes doigts, mes mains et je me suis laissée guider par elles, par mon corps, les mouvements qui me détendaient, les mélanges de couleurs qui exprimaient ce que je ressentais. J’ai parfois le sentiment de passer d’un monde à un autre lorsque je me mets à peindre. Et la méditation que je pratique avant de peindre fait vraiment partie de ma démarche globale. Le bien-être que je ressens pendant et après mes cessions de peinture fait que celles-ci sont devenues essentielles à mon équilibre émotionnel. Et bien sûr, j’aime peindre, dessiner, bricoler, crocheter, …. créer…
Est-ce que Plateau Vivant a apporté du soutien dans le développement de ton projet ?
Plateau vivant m’a permis d’exposer dans la Maison du Plateau et me permet de donner des ateliers de peinture intuitive en proposant une salle à la location. Le plus utile a été l’exposition car cela m’a donné de la visibilité.
En quoi ton projet contribue au développement du Plateau ?
Au niveau Culturel, santé et bien-être.
Quels sont tes défis en ce moment pour continuer ton développement ?
Actuellement c’est l’espace… Je rêve d’avoir un atelier, un atelier où peindre mais également où organiser des cours/ateliers. Un espace dédié pour créer et partager.
Où trouve-t’on plus d’informations ?
www.tousvospossibles.ch