A découvrir :
Ces dernières semaines, l’association a renforcé la dynamique socio-culturelle du Plateau en créant et en nourrissant des liens entre les sociétés de la région. À travers des soirées informatives conviviales, mêlant apéritifs et moments d’échanges, ainsi que de nombreux contacts directs, une belle synergie s’est mise en place.
En 2022, le Brass Band de Lignières a célébré un anniversaire marquant : 100 ans d’existence. Un siècle de musique, d’engagement et de moments partagés qui témoignent de la vitalité de cet ensemble emblématique de la région. Loin d’être figé dans le passé, le Brass Band de Lignières est aujourd’hui plus vivant que jamais, porté par une équipe dynamique et intergénérationnelle, animée par l’amour de la musique et le plaisir de jouer ensemble.
Depuis ses débuts, le Brass Band a toujours occupé une place importante dans la vie locale. Concerts, manifestations, fêtes villageoises ou événements régionaux : sa musique accompagne les temps forts du Plateau et crée des liens durables entre les habitants. Cet ancrage régional fort est l’une des grandes richesses de l’ensemble, qui allie tradition et ouverture, exigence musicale et ambiance chaleureuse.
Une aventure musicale collective
Le Brass Band de Lignières, c’est avant tout une aventure humaine. Chaque musicienne et chaque musicien apporte sa couleur, son énergie et son engagement à la musique et au groupe. La complémentarité entre les instruments – cuivres, percussions – mais aussi entre les personnalités, crée une dynamique unique. Ici, la musique est vécue comme un langage commun, un espace de rencontre et de partage, où chacun trouve sa place.
Une musique accessible et inspirante
Le répertoire du Brass Band de Lignières est varié et accessible, mêlant pièces classiques du brass band, musiques contemporaines, arrangements modernes et œuvres plus festives. Cette diversité permet de toucher un large public et de faire découvrir toute la richesse de la musique d’ensemble.
Le concert annuel – 14 mars 2026
Un rendez-vous à noter dès maintenant : le concert annuel du Brass Band de Lignières aura lieu le 14 mars 2026. Ce moment fort de l’année musicale promet une soirée riche en émotions, en découvertes et en partages. Le public pourra y retrouver l’enthousiasme et la qualité musicale qui font la réputation de l’ensemble, dans une ambiance conviviale et festive.
Ce concert est aussi une belle porte d’entrée pour celles et ceux qui souhaitent mieux connaître le Brass Band, son esprit et son univers musical.
Rejoindre le Brass Band : bienvenue aux nouvelles personnes
Le Brass Band de Lignières est ouvert aux nouvelles personnes intéressées à se joindre à l’ensemble. Que vous soyez musicien·ne expérimenté·e ou que vous souhaitiez reprendre un instrument, l’équipe vous accueille avec les bras ouverts. Rejoindre le Brass Band, c’est apprendre, progresser, partager une passion commune et vivre la musique dans un cadre stimulant et humain.
Un acteur culturel essentiel du Plateau
Par son engagement sur la durée, le Brass Band de Lignières contribue activement à la vie culturelle du Plateau. Il rappelle combien les sociétés locales jouent un rôle essentiel dans la cohésion sociale, la transmission et le dynamisme régional. Après 100 ans d’histoire, le Brass Band continue d’écrire la sienne, avec enthousiasme et ouverture vers l’avenir.

Pour en savoir plus sur le Brass Band de Lignières, ses activités et ses prochains événements :
👉 https://plateau-vivant.ch/annuaire/brass-band-lavenir-lignieres-2/
Une belle invitation à écouter, ressentir… et peut-être à rejoindre l’aventure musicale. 🎶
Le plantain lancéolé – la plante qui suit le chemin
Le plantain lancéolé (Plantago lanceolata) est discret, mais remarquablement résistant. Il pousse là où l’on marche : le long des chemins, dans les prés, aux abords des villages. Cette proximité avec les lieux de passage en a fait une plante familière, presque compagne du quotidien.
Même en hiver, il survit grâce à ses rosettes basses, plaquées au sol. La neige le protège du gel et du vent. Alors que beaucoup de plantes disparaissent, le plantain reste présent, silencieux et fidèle à sa place.
Traditionnellement, il est connu comme plante contre la toux et pour la peau. Ses feuilles apaisent, désinfectent et favorisent la cicatrisation. Dans les campagnes, il faisait partie des remèdes simples, transmis sans livres, par l’observation et l’expérience.
Une plante des voyageurs
Le saviez-vous ?
On appelait autrefois le plantain la « plante des pas », car il suivait les traces humaines. Les marcheurs appliquaient ses feuilles sur les ampoules ou les petites blessures, souvent directement au bord du chemin. Cette fidélité aux lieux de passage explique pourquoi on le retrouve encore aujourd’hui, même en plein hiver.
Comment le repérer sous la neige ?
• Rosette très plate, collée au sol
• Feuilles étroites aux nervures parallèles
• Bords de chemins, zones piétinées
• Neige souvent plus fine ou déplacée
• Pointes de feuilles parfois visibles sur le côté
A découvrir : Les sociétés du Plateau – Femina Sport – Nos chênes – Evénements et Nouvelles
Les sociétés du Plateau sont le cœur battant de notre région.
Elles renforcent le sentiment d’appartenance, valorisent les savoir-faire locaux et nourrissent une vie communautaire essentielle à l’équilibre de notre région.
Le chêne – arbre de force, d’ordre et de soin
Le chêne (Quercus robur / petraea) est l’un des arbres les plus marquants du Jura. Sa longévité, sa stature et son enracinement profond en ont fait depuis toujours un symbole de force, de stabilité et de protection. De nombreux chênes étaient déjà là lors de la fondation des villages – et ils sont encore présents aujourd’hui. Leur croissance lente évoque une solidité construite dans le temps.
On se réunissait sous les chênes, on y faisait halte, on s’y orientait. Ils faisaient partie du paysage vécu, pas seulement observé. Dans le Jura, ils marquent souvent des lieux de passage, des clairières, des limites anciennes. Le chêne n’était pas un arbre ordinaire, mais un repère.
Sur le plan médicinal, on utilisait surtout l’écorce, très riche en tanins. Elle était reconnue pour ses propriétés astringentes et anti-inflammatoires, notamment pour la peau. En hiver, lorsque l’arbre est au repos, l’écorce concentre sa force – c’est alors qu’elle était traditionnellement prélevée avec respect.
Une anecdote culturelle
Le saviez-vous ? Autrefois, les assemblées et les jugements avaient souvent lieu sous les chênes. Arbre de justice et d’équilibre, il symbolisait l’ordre et la mesure. Son usage médicinal reflète cette symbolique : l’écorce protège, resserre et redonne de la structure là où il y a irritation ou déséquilibre. Le chêne soigne en ramenant de la tenue.
Même en hiver, lorsqu’il paraît nu et silencieux, sa présence reste forte et rassurante.
Vertus médicinales du chêne
Partie utilisée : Écorce
Effets :
• astringent puissant
• anti-inflammatoire
• protecteur
Utilisation :
Décoction pour compresses, bains ou lavages
(usage externe traditionnel)
La Gazette du Plateau vous accompagne en ce début d’année comme un espace de lien, d’information et d’inspiration au cœur de notre région.
À chaque édition, elle met en lumière les initiatives locales, les événements, les projets et les personnes qui font vivre le Plateau au quotidien.
Pensée comme un lieu de partage, elle fait se rencontrer idées, savoir-faire, engagements et élans créatifs.
Vous y trouverez l’agenda des activités, des portraits, ainsi que des nouvelles des associations et entreprises locales.
En 2026, La Gazette du Plateau évolue avec vous pour nourrir un Plateau vivant, solidaire et inspirant 🌿
L’antenne et l’hôtel-restaurant du Chasseral constituent un véritable point de repère tant pour les habitants du plateau que pour les visiteurs.
Perché à 1’600 mètres d’altitude, Le Chasseral est bien plus qu’un établissement hôtelier : C’est un lieu emblématique du Plateau, offrant une vue panoramique à 360 degrés parmi les plus spectaculaires de la région. Il incarne depuis des générations l’esprit d’accueil, de rencontre et de partage propre à la région.
L’établissement propose un service hôtelier complet, une offre gastronomique soignée, des événements variés ainsi que des expériences nature destinées aussi bien à la population locale qu’aux hôtes venant de Suisse et de l’étranger. Ici, la nature, la détente et la culture régionale se rejoignent harmonieusement, dans un cadre à la fois authentique et inspirant.

Un lieu d’expérience vivant, authentique et durable.
“Notre ambition est de faire du Chasseral un lieu vivant, accueillant et respectueux de son environnement. Nous œuvrons au quotidien pour un tourisme doux, en lien étroit avec les acteurs locaux, afin de valoriser l’économie régionale, le patrimoine et les paysages uniques du massif.
Pour nous, le Chasseral est avant tout un lieu de vie et de partage : un espace de rencontre, de détente et d’inspiration, ouvert à toutes et tous. Profondément ancré dans son histoire et son territoire, il vit au rythme de son environnement et des personnes qui l’habitent, le traversent et s’y retrouvent.«
Ancré dans le tourisme durable, l’établissement et son équipe accueillent hôtes d’ici et d’ailleurs dans un esprit de convivialité et de culture régionale. Depuis le 3 décembre 2025, Marion Carnal et Joris Zahnd en assurent la codirection et se réjouissent de vous accueillir au Chasseral.
« Nos objectifs s’inscrivent dans une vision humaine et respectueuse du territoire. Nous tenons également à renforcer l’économie régionale en collaborant étroitement avec les producteurs, artisans et acteurs locaux, afin de valoriser les savoir-faire de la région. La préservation du patrimoine culturel et paysager, qui fait l’identité unique du massif, est au cœur de notre engagement.«

Photo : Joris Zahnd, Elias Vogt, Marion Carnal, Michael De Santis
Des défis relevés ensemble. Gérer un établissement à cette altitude est une aventure exigeante. La saisonnalité, les conditions climatiques, l’entretien des infrastructures et la recherche de personnel qualifié font partie des défis quotidiens. À cela s’ajoutent les enjeux liés à la mobilité durable, à l’accessibilité et aux rénovations énergétiques nécessaires pour assurer la pérennité du site.
Dans ce contexte, le soutien du tissu régional, les partenariats, la mise en réseau et l’organisation d’événements jouent un rôle essentiel. Ensemble, ces collaborations permettent au Chasseral de rester un acteur central de la vie touristique et culturelle du Plateau.
L’Hôtel-Restaurant Chasseral se veut avant tout un lieu vivant, simple et chaleureux, où l’on se sent chez soi, que l’on monte pour la première fois ou que l’on y revienne depuis toujours. Un lieu pour se rencontrer, partager, s’inspirer… et continuer à faire battre le cœur du Plateau, là-haut, au sommet.
C’est toujours un moment précieux de monter jusqu’au Chasseral, de laisser le brouillard derrière soi et d’accueillir la lumière d’un lever ou d’un coucher de soleil.
Là-haut, le temps semble ralentir, l’horizon s’ouvre et le regard respire.
Prendre quelques instants pour savourer une boisson ou un repas de saison au restaurant prolonge cette parenthèse.
Une expérience simple, authentique, qui relie nature, convivialité et plaisir des sens.
Hotel Restaurant Le Chasseral, Route de Chasseral 124, 2518 Nods
Restaurant/Hotel: +41 32 751 24 51 E-Mail: info@chasseral-hotel.ch
Heures d’ouverture : cliquez ici


Photo présentation sur la droite: www.vincentbourrut.ch
Autre photos : www.matthiaskaeser.ch et www.chasseral-hotel.ch
Photo de l’antenne en bas : Valentin Wepfler de Plateau Vivant
Joyeuses Fêtes à tous
Portrait : Evoluer en toute liberté sur ce Plateau qui l’a vu grandir est pour Lesly Thévoz un bonheur véritable.
Evénements des prochaines semaines : Agenda du Plateau.
Une pensée de Noêl à tous de la part de Valentin Wepfler, président de Plateau Vivant.
Nos épicéas …. Cliquez sur la photo pour lire La Gazette 004
Elle est née à Bienne, mais c’est sur le Plateau de Diesse que Leïla Thévoz a appris l’essentiel : lever la tête, marcher longtemps, s’arrêter pour regarder. Depuis l’âge de 3 ans, elle grandit avec cette lumière particulière des hauteurs et ce mélange de proximité et d’horizons ouverts qui façonnent une manière d’être au monde. Aujourd’hui installée à Nods, elle y revient sans cesse — par attachement, par respiration, et parce que ses images, d’une manière ou d’une autre, y prennent toujours racine.
Après le gymnase à Bienne, le chemin n’est pas encore tracé. Elle commence l’université, hésite, cherche. Puis viennent les stages. À 21 ou 22 ans, un passage à TeleBielingue agit comme un déclic : le rythme, le terrain, la fabrication du récit. Le stage se prolonge, puis viennent les collaborations en freelance, notamment pour la chaîne. Ensuite, presque cinq ans à la radio locale RJB comme animatrice : une école de la voix, de l’écoute, de l’instant présent. Mais assez vite, une évidence s’impose : ce qui l’attire profondément, c’est l’image.

Du son vers le cadre
Elle part alors à Paris, où elle suit un bachelor en documentaire. Là-bas, elle affine une manière de filmer qui ne force rien, qui approche avec délicatesse, attentive aux silences autant qu’aux paroles. En parallèle, elle continue à travailler comme journaliste-reporter d’images, tout en développant ses propres projets. Paris lui offre une densité culturelle stimulante, mais sans jamais rompre le fil qui la relie au Plateau.
C’est dans ce contexte qu’elle se met à travailler sur son premier long métrage documentaire, Dis-moi ton secret. Un film né d’une question ancienne, presque intime, et d’un souvenir d’enfance qui n’a jamais cessé de l’accompagner.
La part du mystère
Dans sa famille, un épisode a marqué durablement les esprits. L’une de ses petites sœurs — Leïla en a trois — avait, enfant, une tumeur à la gorge. Les médecins ne savaient pas précisément de quoi il s’agissait et recommandaient une intervention. Les parents refusent, quittent l’hôpital. Quelques jours plus tard, un ami de la famille, muet, pose ses mains autour de la gorge de la fillette. La tumeur disparaît. L’enfant répète ensuite, avec la certitude limpide des très jeunes : « le vieux monsieur m’a pris ma boule ».
On lui dira plus tard que les fées n’existent pas, qu’il faut se méfier des sorcières. Mais Leïla a grandi avec un père attentif, joueur, qui a appris à ses filles à regarder la nature de près, à s’y plonger avec curiosité et respect. Dis-moi ton secret ne cherche pas à expliquer ni à convaincre. Le film observe, écoute, questionne. Il laisse une place au doute, à l’invisible, à cette part de mystère qui résiste aux certitudes trop rapides.
Revenir à l’essentiel
Lorsqu’elle revient sur le Plateau avec cette expérience et ce film, elle choisit de faire ce qui la touche vraiment. Et puis, elle est devenue maman. Son fils, Lenny, a modifié l’échelle des choses. Paris était riche, foisonnant, mais voir son enfant grandir ici, courir dans les prés, jouer dehors, lui paraît aujourd’hui une évidence. Un besoin. Un héritage à transmettre.

Elle continue de travailler à TeleBielingue et propose une série, Un jour en sept minutes. L’un des épisodes suit la sage-femme qui l’a accompagnée lors de son accouchement. Une figure reconnue, presque emblématique dans le milieu biennois, dont le travail la fascine. L’idée d’un film plus long autour de cette femme continue de mûrir : quelque chose de fort, profondément humain, et pourtant très ancré dans la région. Ces projets racontent aussi une manière de vivre, étroitement liée au territoire. Le Plateau n’est pas seulement un décor, mais un espace de ressourcement, un lieu où Leïla Thévoz se retrouve pleinement.
Le Plateau comme respiration
Depuis l’âge de dix ans, l’équitation occupe une place centrale dans sa vie. Le cheval est son animal fétiche. Avec Hidylle, elle traverse les marais, longe les forêts, galope quand l’espace s’ouvre. « C’est ma méditation », dit-elle. Là, elle se sent libre, pleinement présente.
Elle aime aussi le lac, tout proche. Cette possibilité, presque évidente quand on vit sur le Plateau, de passer rapidement des hauteurs aux rives. Elle nage, rame en paddle, pratique le foil, avec cette impression de voler au-dessus de l’eau. Une sensation de légèreté qui fait écho à sa manière d’aborder la vie et le travail.
Son lieu préféré reste pourtant une petite forêt, derrière la dernière ferme de Châtillon, en direction de Lignières. Avant d’y arriver, juste là. Elle aime l’automne, les couleurs, mais aussi cette période où le givre recouvre les branches, quand le paysage devient silencieux et presque irréel. Poétique, parfait.
Attachée aux gens, à sa famille, à ses sœurs — quand elles se retrouvent à Nods, c’est toujours la fête — Leïla Thévoz incarne une manière d’habiter le Plateau sans nostalgie, mais avec profondeur. Filmer le proche, croire encore à une forme de magie du réel, avancer avec douceur et exigence : chez elle, la sensibilité n’est pas un refuge, mais une force.
Céline Latscha

Légende-photo : Evoluer en toute liberté sur ce Plateau qui l’a vu grandir est pour Leila Thévoz un bonheur véritable.

Je souhaite à toutes et à tous, de belles fêtes, un Noël paisible, et tout de bon pour la nouvelle année.
Un bon fondement – à entretenir
Chez nous, on a quelque chose qu’on n’achète pas : la proximité. On se connaît, on se salue, on se croise. À l’école, dans les sociétés locales, au magasin, à la déchetterie, à l’assemblée communale… et souvent simplement « deux mots devant la porte ».
La proximité entre les citoyens du plateau apporte convivialité et renforce nos liens.
C’est un peu comme une terre ou une ferme : quand on l’entretient, ça donne. Quand on laisse aller, les mauvaises herbes poussent vite. Pas parce que les gens sont méchants – mais parce que c’est comme ça.
Quand on regarde autour de nous, on le sent : dans beaucoup d’endroits, le ton se durcit. Les avis s’éloignent, et parfois on a l’impression que chacun parle surtout « dans son coin ». Beaucoup ne s’informent plus que par leur propre canal, restent dans leur bulle – et ça devient plus difficile de se mettre vraiment à la place de l’autre.
En Suisse aussi, on en voit par moments les premiers signes. Et justement pour ça, j’aimerais qu’ici on fasse attention – pour que cette façon de se diviser ne prenne pas racine chez nous.
Ce que ces dernières années ont fait avec nous
La période du Covid a chamboulé bien des choses. La distance, l’incertitude, des informations parfois contradictoires… chez beaucoup, ça a laissé des questions. Et pendant qu’on se voyait moins, les réseaux sociaux, eux, sont devenus encore plus bruyants.
Résultat : des lectures très différentes de la situation. De la critique posée, jusqu’à des récits que d’autres appellent des théories du complot. Et ce n’est pas passé « ailleurs » : parfois, ça a traversé des familles, des amitiés, des voisinages.
Ça nous a rappelé une chose : la cohésion, c’est précieux… et c’est plus fragile qu’on ne le croit. Il suffit de peu pour que des malentendus deviennent des fossés.
Alors, certains se retirent, d’autres parlent plus fort – et le dialogue au milieu devient compliqué. C’est là, je crois, qu’on a quelque chose à faire : non pas chercher des coupables, mais trouver comment rester en conversation malgré des avis différents.
Peut-être que ça commence par du simple
Je ne pense pas qu’on règle ça avec de grands discours. Mais peut-être avec de petits pas – comme on le fait dans la vie de tous les jours.
On pourrait, par exemple, s’exercer à :
Et ça, ça ne commence pas à Berne. Ça commence chez nous : autour de la table, au bistrot, dans l’étable, au club, à l’assemblée.
L’humilité – comme avec la météo et la récolte
Pour moi, il y a un mot qui sonne un peu ancien, mais qui est très « de chez nous » : l’humilité.
L’humilité, c’est se dire : j’ai mon avis – avec mes expériences, ma situation, mon quotidien. Mais je ne vois pas tout. Et je peux me tromper.
C’est un peu comme la météo : on observe, on fait au mieux… et malgré tout, ça peut tourner autrement. Ou comme la récolte : on travaille, on s’applique, mais on sait bien qu’on ne maîtrise pas tout. C’est le ton qui fais la musique. Et souvent, ça change déjà l’ambiance. Le ton baisse. La discussion redevient possible.
Un vœu pour notre Plateau
Peu importe la religion ou la conviction de chacun. Peu importe notre sensibilité politique, notre âge, le fait d’être d’ici depuis toujours ou d’être arrivés plus récemment.
Allons les uns vers les autres. Parlons-nous – plutôt que de parler les uns des autres. Et ne laissons pas des désaccords devenir des fractures.
Comme ça, le Plateau peut rester une région où la diversité ne divise pas, mais enrichit – simplement, concrètement, humainement.
Je souhaite à toutes et à tous, de belles fêtes, un Noël paisible, et tout de bon pour la nouvelle année.
Valentin Wepfler
Président de Plateau Vivant