L’utilisation de l’IA dans les PME en Suisse

L’intelligence artificielle s’installe rapidement dans le quotidien des entreprises. Elle permet de gagner du temps, d’automatiser certaines tâches et de rester compétitif. Mais derrière cette révolution numérique se cache aussi un coût environnemental qu’il ne faut pas ignorer.

Photographier le contenu de son frigo et demander à une IA de proposer une recette paraît presque anodin. Pourtant, une requête mobilise des serveurs, de l’électricité et ainsi que de l’eau pour refroidir les datacenters. Certaines estimations évoquent environ 5 dl d’eau pour générer un texte court à partir d’une photo, selon la localisation du serveur et la méthode de calcul. Ce chiffre varie fortement, mais il rappelle que le numérique n’est pas immatériel. Dans certaines régions déjà touchées par le stress hydrique, l’eau manque pour les besoins essentiels et l’agriculture.

Le paradoxe est donc bien réel : faut-il utiliser l’IA pour rester compétitif ou limiter son usage pour préserver les ressources ?

Pour les PME suisses, la réponse n’est probablement pas de renoncer à l’IA, mais de l’utiliser intelligemment. Une entreprise peut éviter les requêtes inutiles, choisir le bon outil et automatiser les tâches qui apportent une réelle valeur ajoutée. L’IA devient alors un levier d’efficacité plutôt qu’un simple gadget.

Les outils les plus connus reposent sur des LLM, de grands modèles de langage capables d’analyser et de générer du texte et des images. Leur efficacité dépend beaucoup de la consigne donnée. Un bon prompt précise le contexte, l’objectif, le format attendu et les limites à respecter. Pour réduire les erreurs et les hallucinations, il est utile de demander à l’IA de citer ses sources, d’indiquer clairement ses incertitudes et de ne jamais inventer une information manquante.

Mais l’IA ne sert plus uniquement à rédiger un e-mail. Des outils comme Claude Cowork peuvent travailler avec des fichiers locaux et exécuter plusieurs étapes successives. Une PME pourrait, par exemple, importer ses relevés bancaires et ses transactions de carte Visa, les classer, identifier les justificatifs manquants et préparer un tableau pour la comptabilité. Le contrôle humain reste indispensable, mais le temps gagné peut être considérable.

Grâce aux MCP, les modèles d’IA peuvent aussi communiquer avec certains outils métiers. Il devient possible d’imaginer un assistant capable de modifier une page internet, mettre à jour des horaires, ajouter un produit ou préparer une actualité sur un site Internet.

Enfin, les agents IA vont progressivement prendre en charge des tâches plus autonomes : générer des publications pour les réseaux sociaux, répondre aux demandes fréquentes, qualifier des prospects ou même prendre des rendez-vous par téléphone.

L’enjeu n’est plus de savoir si les PME utiliseront l’intelligence artificielle, mais comment elles pourront l’intégrer avec discernement, transparence et efficacité.

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Rédigé par Raphaël Vallat, siteweb.ch sàrl.

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  • Lundi 29 juin à 18h30
  • à la maison du plateau, Les Charmilles 7, 2516 Lamboing 

 

 

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Le lundi 8 juin 2026