Evénements du Plateau :
Afin de valoriser les initiatives locales, Plateau Vivant met à disposition un agenda partagé.
Vous pouvez sélectionner :
Vous pouvez sélectionner en mode : grid, calendrier ou carte.
Si votre événement n’y figure pas encore, merci de nous contacter, nous serons heureux de l’inclure et de le promouvoir dans nos prochaines publications.
Nos Cynorhodons (Rosa canina) – un trésor rouge jusqu’en janvier
Les cynorhodons, ces petits soleils rouges d’hiver parfois surnommés gratte-culs, illuminent nos haies jusque tard dans la saison et regorgent de bienfaits. On les aperçoit partout sur le Plateau et dans le sud du Jura : le long des chemins, aux lisières des forêts et sur les versants ensoleillés.
Extrêmement riches en vitamine C – bien plus que les citrons – les cynorhodons renforcent naturellement le système immunitaire. Ils contiennent également des flavonoïdes et des antioxydants précieux pour la santé.
Après le gel, leur chair devient particulièrement douce et sucrée : le moment idéal pour les récolter.
• Tisane fraîche de cynorhodon (retirer les pépins)
• Compote ou marmelade de cynorhodon
• Poudre de cynorhodon pour lutter contre la fatigue hivernale
Un fruit simple, accessible, mais incroyablement nourrissant.
La Rosa canina est l’une des plus anciennes plantes médicinales d’Europe. Déjà, les Celtes utilisaient ses fruits rouge vif comme tonique d’hiver. Les Romains, eux, l’appréciaient pour combattre la fatigue et les infections.
Le terme « canina » provient d’un ancien récit romain affirmant que sa racine pouvait guérir une morsure de chien enragé (canis). Bien que cette histoire ne soit pas scientifiquement confirmée, elle a donné son nom à la plante.
Au fil des siècles, le cynorhodon est devenu une véritable plante de survie. En période de disette ou de guerre, il offrait une source fiable de vitamine C en hiver. Transformé en sirop, en compote ou en thé, il a soutenu la santé de générations entières — un savoir que beaucoup de grands-parents transmettent encore aujourd’hui.
Dans notre région, difficile de trouver une plante aussi précieuse, résistante et généreuse au cœur de l’hiver. Les cynorhodons nous accompagnent fidèlement jusqu’en janvier, offrant une dose naturelle d’énergie et de couleur dans les mois les plus froids.
Un petit fruit discret… mais un véritable allié de saison.
En cette période de fêtes où les lumières scintillent et où les odeurs de cannelle envahissent nos maisons, nous avons souhaité mettre à l’honneur une personnalité locale qui apporte douceur, réconfort et poésie gourmande à notre région.
Installé sur le Plateau, Patrice, chocolatier artisan, crée avec passion des pièces uniques sous son nom d’atelier : “Patrice” ch.ocolat (www.ocolat.ch) .
Plus qu’un chocolatier, il est un explorateur du goût, un alchimiste du cacao, un créateur qui met du cœur et du sens dans chaque carré.
Nous l’avons rencontré pour parler de son projet, de ses inspirations, … et bien sûr, de ses spécialités de Noël.
Hello Patrice, quel est ton projet ?
Patrice sourit avec la simplicité et la chaleur qu’on lui connaît.
« Apporter de la simplicité, des goûts bruts et enrichir mes chocolats de produits confectionnés par mes soins. L’envie d’offrir quelque chose de sincère et de vrai. »
Son atelier s’inscrit dans une démarche artisanale : petites productions, choix rigoureux des matières premières, créativité libre et respectueuse du produit.
Quels sont tes objectifs et ta mission ?
Patrice aime résumer son intention en trois mots : partager, éveiller, transmettre.
« Partager les saveurs, les douceurs avec des produits variés, délicieux, à base de chocolat, et ce fameux kakaw qui nous rappelle l’essence et l’origine du cacao. »
Kakaw est le mot ancien du cacao qui signifie la force et qu’utilisaient déjà les cultures amérindiennes. Ce produit a été créé avec la précieuse collaboration de Christelle Chopard. À travers ce terme, ils souhaitent rappeler que le chocolat est plus qu’une gourmandise : c’est un héritage, un aliment sacré dans certaines traditions, une matière pleine de caractère, de bienfaits pour la santé et d’histoire.

« Le chocolat, le cacao, c’est un monde. Une complexité aromatique incroyable. Un voyage sensoriel.»
Qu’est-ce qui t’a inspiré dans cette voie ?
Le regard de Patrice pétille lorsque l’on évoque sa démarche créative.
« Je cherchais une manière de m’exprimer qui allie la complexité et la liberté de création. C’est une matière vivante, sensible, qui demande de la précision, de la patience, mais qui offre une palette immense. »
Il évoque le travail fascinant du chocolat : la fluidité de la matière fondue, les parfums qui se développent à la chauffe, la transformation subtile entre températures, textures et gestuelle.
C’est cette approche artistique, sensible, presque poétique, qui l’a guidé vers son chemin d’expert artisan chocolatier.
Quel est l’impact de ton travail sur le développement régional ?
Au-delà du plaisir gustatif, l’atelier de Patrice contribue à plusieurs dimensions importantes pour notre Plateau.
• L’économie locale :
Patrice privilégie les circuits courts pour ses collaborations régionales. Cela crée des synergies, multiplie les échanges et renforce la vitalité économique de la région.
• La santé et le bien-être :
Un bon cacao de qualité, est un aliment riche en antioxydants, en magnésium, en flavonoïdes et vitamine C. Le kakaw active la sérotonine et est bénéfique pour le moral. Le kakaw, c’est un booster de bien-être naturel. Surtout quand il est pur et respecté. »
Ses produits contiennent peu d’additifs, des ingrédients simples, et surtout beaucoup de rigueur dans la qualité des ingrédients utilisés.
• La culture et la mise en valeur du territoire :
L’artisanat raconté par Patrice, les ateliers qu’il souhaite développer, les dégustations, les créations sur mesure pour des événements… tout cela contribue à enrichir l’offre culturelle et gastronomique du Plateau.
Quels sont tes défis du moment ?
Comme beaucoup de créateurs passionnés, Patrice sourit lorsqu’on aborde ce sujet.
« Mon plus grand défi ? Trouver le temps ! J’ai beaucoup d’idées, trop même. J’aimerais développer de nouveaux produits, explorer de nouvelle saveurs, proposer des ateliers… mais les journées ne font que 24 heures. »
Le second défi est la visibilité.
« Je dois me faire connaître davantage. Les gens qui goûtent mes chocolats reviennent, mais il faut que le bouche-à-oreille continue. »

Et pour les fêtes de Noël ?
« Noël, c’est la saison du chocolat. »
Cette année, il propose :
• des pralinés artisanales aux saveurs épicées,
• des tablettes festives praliné–orange, mandarine, ou grand cru pur,
• des truffettes crémeuses
• des figurines de Noël 100 % artisanales,
• et quelques créations secrètes qu’il ne dévoile qu’aux visiteurs de dernière minute…
Chaque pièce est pensée avec soin, souvent en édition limitée.
Vous trouvez ses chocolats sur Le Plateau
Un chocolatier qui enrichit notre Plateau
Avec sa passion, sa créativité et son engagement pour un chocolat et un cacao de qualité, Patrice apporte une dimension unique à notre région. Son travail est une invitation à savourer, à découvrir, à ralentir — et à célébrer l’artisanat local.
En ces fêtes de Noël, soutenir un artisan du Plateau, c’est aussi nourrir notre économie, encourager le savoir-faire et savourer un produit authentique.
Nous lui souhaitons un magnifique mois de décembre… et beaucoup de douceur pour l’année à venir.
La Gazette ouvre un nouveau chapitre :
une rubrique de portraits dédiée aux habitants et habitantes qui font vivre le Plateau de Diesse.
Et si vous en faisiez partie ?
Nous recherchons des personnes dont l’engagement, le bénévolat, le caractère singulier ou la connaissance du Plateau méritent d’être mis à l’honneur.
Peut-être connaissez-vous quelqu’un qui incarne cet esprit ?
avec Vincent Bourrut
Prêles – Son regard capte ce qui nous échappe. Troubadour de l’instant, barde des nuances et des nuées, Vincent Bourrut est homme qui façonne un monde suspendu, où la lumière se fait confidence. Où chaque paysage révèle quelque chose de lui, sans jamais tout dévoiler.
Il y a, quelque part entre les collines du Plateau de Diesse et la brume matinale sur le lac de Bienne, un monde griffonné à l’encre sensible de quelqu’un qui écoute la lumière, sait capturer l’indicible, Vincent Bourrut. Enfant du « haut », né à La Chaux-de-Fonds en 1973, il pose ses valises aujourd’hui entre ciel et pâturages, dans ce coin du Jura bernois qu’il tient pour son refuge, son « île ». Un enracinement qui éclaire son parcours.
Etre chez soi, en s’ancrant ici
« J’ai commencé la photographie amateur à 26 ans, après des études d’informatique », confie-t-il. Ce basculement tardif, loin du parcours classique, donne d’emblée la tonalité de sa démarche : mêler la rigueur (cet œil affûté de technicien) à une quête d’atmosphère. Fidèle à ses attaches du Jura neuchâtelois et à ces ambiances de hautes terres, il s’installe sur le Plateau de Diesse, où le halo matinal, presque fantomatique aime à s’attarder, où le matin s’éveille sans bruit, “comme un voile posé sur les collines”.
« Quand je suis arrivé ici, je me suis dit : c’est chez moi. Avant, nous vivions à La Neuveville, mais je ne suis définitivement pas un lacustre. Le lac ne me manque pas. J’aime les montagnes », glisse-t-il, presque surpris lui-même de ce sentiment immédiat d’être arrivé à destination. Ce refuge intime transparaît dans ses clichés : un arbre solitaire qui émerge de nulle part, une prairie découvrant sa rosée à l’aube, un ruisseau dont le miroir troublé tremble sous les nuages.
L’arrière-monde en filigrane
Ses photographies révèlent une double nature : d’un côté, une douceur enveloppante – des teintes pastel, des formes floutées, une lumière tamisée ; de l’autre, des contrastes francs, une présence dense du réel. « Je suis d’un naturel plutôt ouvert… mais j’ai un côté anxieux et perfectionniste », reconnaît-il. Cette tension intérieure nourrit ses images : le calme apparent masque une quête, une vigilance, un désir presque obsessionnel de saisir l’instant juste.
Il ne jure que par la lumière naturelle. « Sans hésitation, lumière naturelle ! », affirme-t-il. La brume, surtout, est devenue son langage : elle rend l’air tangible, suspend le temps, invite le regard à glisser vers la sensation plutôt que vers la description. Elle transforme un paysage familier en confidence lumineuse.
Le professionnel, l’artiste, l’homme
Professionnel reconnu, il réalise reportages, portraits, mariages. Mais chez lui, jamais la commande n’efface l’artiste. Chaque séance porte quelque chose de son monde : une poésie diffuse, une présence discrète, une écoute patiente. On l’imagine guettant l’heure bleue, traquant la lumière rasante sur une route de campagne ou captant la musique des lieux, un silence quasi religieux qui s’installe quand la nature retient son souffle.
« Ce n’est pas l’appareil qui fait la photo », dit-il avec douceur, comme une évidence.
Puis est venue récemment une nouvelle respiration dans son travail, une envie de se réinventer. D’explorer d’autres territoires. Un penchant pour l’architecture, l’urbain, le graphisme des volumes. Il a choisi d’explorer ses propres racines à La Chaux-de-Fonds, avec des images au cadrage plus affirmé, aux lignes plus nettes, aux jeux de formes et de contrastes. Ce tournant s’illustre notamment dans son calendrier 2026 dédié à la métropole horlogère, où chaque mois dévoile un angle inédit de la ville. Cette série architecturale n’est pas un simple projet secondaire : c’est l’extension d’un univers, le prolongement de sa quête de lumière, mais désormais appliquée à l’espace construit, à la géométrie, à l’héritage urbain. Cette évolution visuelle révèle une autre facette de son tempérament : une sensibilité où l’ombre, la tension et les contrastes trouvent aussi leur place.
Comme cette part plus sombre que l’on retrouve dans ses goûts musicaux. Le métal, le dark jazz en ce moment, des univers plus rugueux qui contrastent avec la délicatesse de ses images. Cette dualité — ombre d’un côté, douceur de l’autre — traverse à la fois l’homme et son œuvre. Et c’est dans ce dialogue intérieur que se comprend son attachement au Plateau de Diesse, ce lieu qui apaise autant qu’il inspire.
Là où tout s’apaise
Un Plateau qui n’est pas seulement territoire pour lui. C’est une respiration. Un espace entre deux mondes, presque une île. Il aime ce sentiment d’éloignement sans isolement, cette manière qu’a le paysage de le tenir à distance juste ce qu’il faut pour stimuler son regard. « La patience et la persévérance sont essentielles », confie-t-il parfois. Alors il marche, il observe, il attend. La lumière finit toujours par venir.
Quand elle glisse alors sur le relief et que le paysage se dépouille de l’essentiel, sa photographie se mue en signature : une douceur rare, souvent touchante, jamais mièvre. Et derrière cette délicatesse, une densité émotionnelle, comme un écho de ses préférences. En matière de musique, certes, mais également pour ce qui est de la littérature. Ainsi, il nourrit aussi son imaginaire de lectures habitées par l’ombre : Edgar Allan Poe, Lovecraft, Stephen King. Des auteurs qui scrutent les failles, les silences, l’envers du décor. On retrouve chez lui cette même attention au trouble discret, cette manière d’aborder le monde par ses marges. Poe, avec sa profondeur mélancolique, résonne dans sa sensibilité fine ; Lovecraft, avec ses horizons inquiétants, dans son goût des atmosphères denses. Stephen King, enfin, dans cette faculté à révéler l’étrangeté tapie sous l’ordinaire. Sans que ses images ne deviennent sombres pour autant, elles portent parfois cette tension légère — une façon de suggérer que tout paysage, aussi paisible soit-il, cache toujours une histoire plus profonde.
Un regard à part
Rencontrer Vincent, c’est découvrir un homme discret, exigeant, quelquefois inquiet, toujours en quête de justesse. Rigueur et perfectionnisme.« Je suis un éternel insatisfait », glisse-t-il, presque en s’excusant. Mais c’est peut-être justement cette insatisfaction qui nourrit sa poésie : un désir constant de s’approcher de l’essentiel, faire corps avec le paysage, quel qu’il soit.
En s’ouvrant à d’autres horizons, Vincent Bourrut ne renonce jamais à ce qu’il est intrinsèquement. Un homme de lumière et d’ombre, de rigueur et de douceur, un artisan de la brume. Son Plateau est devenu son île — une île intérieure autant que géographique — d’où il regarde le monde, patiemment, humblement, poétiquement.
Céline Latscha
Un savoir-faire qui a du goût
Rencontre avec les co-créatrices : Thiébaut Valérie et Rouiller Danielle
Qu’est-ce qui distingue votre travail ?
Depuis 2016, nous fabriquons des pâtes artisanales, bio et régionales à partir de nos propres céréales : épeautre, blé, seigle et amidonnier. Nous maîtrisons toute la chaîne, de la culture à la transformation, pour offrir des produits authentiques et savoureux.
Quels sont vos objectifs ?
Valoriser la production agricole locale en proposant des produits régionaux de qualité, fabriqués avec plaisir. À long terme, contribuer à une économie plus solidaire et durable.
Qu’est-ce qui vous motive ?
Transformer nos propres céréales et recevoir les retours chaleureux et enthousiastes de nos clients. C’est ce lien direct qui donne du sens à notre travail.
Votre plus grand défi ?
Faire connaître notre savoir-faire et nos produits à une plus large échelle dans la région.
Journée porte ouvertes: Porte ouverte de l’atelier « Aux mille pâtes » fabrication de pâtes artisanales
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À découvrir
Avec Sarah Rizzardo
Chère Sarah, comment décris-tu ton travail et tes créations ?
Peinture intuitive, méditative. Elle permet de se reconnecter à soi, d’être dans un espace lié à nos émotions et de pouvoir les déposer, sur la toile, dans les couleurs, la vibration des couleurs, les formes, les mots… Se ressourcer, renouveler son énergie ou s’apaiser, écouter son coeur, être dans l’acceptation de ce qui est, ralentir…
Quels sont tes objectifs ?
Pouvoir partager, par mes créations, peintures ou textes-poèmes ou par des ateliers, cette façon d’aborder la peinture et d’ainsi sortir du mental analytique, de toute « technique » apprise et d’explorer le ressenti, de vivre les émotions consciemment, de s’accepter soi dans sa totalité.
Qu’est-ce qui t’a inspiré et continue à te motiver sur cette voie ?
Je me suis retrouvée bloquée devant ma toile, à réfléchir aux techniques apprises, à chercher un sujet à peindre, etc. Alors que je recherchais à me détendre après mes journées au travail, je créais frustrations et jugements. J’ai donc littéralement tout lâché, délaissé mes pinceaux et utilisé mes doigts, mes mains et je me suis laissée guider par elles, par mon corps, les mouvements qui me détendaient, les mélanges de couleurs qui exprimaient ce que je ressentais. J’ai parfois le sentiment de passer d’un monde à un autre lorsque je me mets à peindre. Et la méditation que je pratique avant de peindre fait vraiment partie de ma démarche globale. Le bien-être que je ressens pendant et après mes cessions de peinture fait que celles-ci sont devenues essentielles à mon équilibre émotionnel. Et bien sûr, j’aime peindre, dessiner, bricoler, crocheter, …. créer…
Est-ce que Plateau Vivant a apporté du soutien dans le développement de ton projet ?
Plateau vivant m’a permis d’exposer dans la Maison du Plateau et me permet de donner des ateliers de peinture intuitive en proposant une salle à la location. Le plus utile a été l’exposition car cela m’a donné de la visibilité.
En quoi ton projet contribue au développement du Plateau ?
Au niveau Culturel, santé et bien-être.
Quels sont tes défis en ce moment pour continuer ton développement ?
Actuellement c’est l’espace… Je rêve d’avoir un atelier, un atelier où peindre mais également où organiser des cours/ateliers. Un espace dédié pour créer et partager.
Où trouve-t’on plus d’informations ?
www.tousvospossibles.ch